Les partis politiques slovènes
2004-03-23

Les "anciens"



Ce sont les partis issus de l'ancien Parti communiste slovène (PCS).

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Le ZLSD (Liste unie des démocrates sociaux)

est le parti le plus à gauche des partis parlementaires et le plus largement issu de l'ancien PCS : héritiers des communistes (et de leurs militants), ils sont souvent taxés de "Yougonostalgiques".
Le président du ZLSD est Boris Pahor. Il assume actuellement les fonctions de président de l'Assemblée nationale. Le ZLSD compte 11 élus à l'Assemblée depuis les élections de 2000.

Le ZLSD promeut une "troisième voie" entre le communisme et le libéralisme mis en place depuis 1991 : son programme est la mise en œuvre des idées d'égalité, de communauté, d'égalité des chances, d'ordre et de responsabilité.

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Le parti des retraités DeSUS

est également un parti de gauche, réunissant d'anciens communistes. Son président est Anton ROUS. Les élections de 2000 lui ont donné 4 députés.

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le LDS

, premier parti de l'Assemblée : il compte actuellement 34 députés. Il a du même coup été le centre des différentes coalitions gouvernementales entre 1992 et mai 2000, puis il l'est redevenu après les dernières élections. Son président, Tone ROP, est l'actuel Premier Ministre.

Ce parti qui comprend beaucoup d'anciens cadres du PCS mais qui entretient un rapport plus distant avec le passé communiste, a été refondé en 1994 à partir de 4 partis issus de la coalition DEMOS - qui remporta les élections libres en 1990 : le Parti libéral-démocrate, Le Parti démocratique, les écologistes du ZESS et le Parti socialiste.

Sa préoccupation essentielle est de faire en sorte que la Slovénie rejoigne l'Union européenne le plus vite possible. Le succès d'une économie dont l'Etat se serait retiré davantage (promotion de la nouvelle économie) est présenté comme un corollaire à cette ambition, qui doit s'accompagner en outre de la construction d'infrastructures (logements, routes), d'une politique sociale de solidarité et d'une ouverture sur le monde.


Les partis "printaniers"



Les partis dits "printaniers", ou nouveaux partis, sont les partis d'opposition qui ont émergé au mois de mars 1989. Ces partis ont en commun leur anticommunisme et leur rejet massif du régime précédent.

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Le parti démocrate-chrétien SKD

a été créé en 1989 et a fait partie de la coalition DEMOS jusqu'en 1992. Il a ensuite participé à la coalition gouvernementale avant de retourner dans l'opposition en 1997 jusqu'à sa fusion avec le SLS au printemps 2000. Son président, Lojze Peterle, a ainsi été le premier Premier Ministre de la Slovénie indépendante en 1991-1992, puis ministre des Affaires étrangères jusqu'en 1997 (et à nouveau dans le gouvernement d'Andrej Bajuk).

Le SKD a remporté 10 sièges à l'Assemblée en 1996. Il s'est rapproché du SLS pendant sept ans avant de fusionner avec lui le 15 avril 2000 et former une nouvelle coalition gouvernementale avec le SDS. Proche de l'église catholique, le SKD se pose en alternative aux politiques du passé et au libéralisme sauvage. C'est un parti du centre-droit, pro-européen, qui a fusionné avec le NSi (Nouvelle Slovénie), de l'opposition..

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Le parti populaire SLS

est également un parti du centre-droit. En 1989, ce parti a fait son retour en Slovénie, après un exil provoqué par l'occupation du pays en 1941. Sa fondation à partir du parti catholique populaire date de 1905.

Le SLS fait partie de la coalition gouvernementale après février 1997 - son président ,Marjan Podobnik, prend alors le poste de vice-premier ministre, fort de 19 députés acquis aux élections du 15 novembre 1996. Son destin le lie ensuite au SKD.

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Le parti du peuple SLS+SKD

, né le 15 avril 2000, se choisit pour président un homme du SLS, Franc Zagozen, et devient le premier parti de l'Assemblée avec 28 députés : le SKD exige alors le départ des ministres SLS du gouvernement, ce que Drnovsek prévient en les limogeant. Le rejet par le Parlement du gouvernement temporaire proposé par Drnovsek ouvre une crise gouvernementale qui se termine par la formation par le SKD+SLS et le SDS d'un gouvernement dont Andrej Bajuk devient le Premier Ministre.

Après quelques mois d'existence, ce parti fusionné semble bien établi, malgré le départ du Premier ministre Andrej Bajuk et du ministre des Affaires étrangères : ceux-ci ont claqué la porte du SKD+SLS fin juillet 2000 après que ses députés eurent entrepris de voter une réforme du système électoral ne mettant pas en place le scrutin majoritaire, et ont fondé un nouveau parti, le NSi, nouvel allié du SDS. Le président actuel du SLS+SKD (qui devint SLS en mai 2002) est M. Franc BUT.

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Le NSi (Nouvelle Slovénie)

: on lui prête environ 4000 membres. Il compte 8 députés à l'Assemblée (opposition).

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Le parti social-démocrate de Slovénie SDS

est le parti de Janez Jansa, figure au moment de la prise d'indépendance. Avec 13 députés, ce parti représente la droite slovène. C'est un parti très légaliste qui a fait longtemps du respect du résultat du référendum de 1996 sur le système électoral son cheval de bataille. Il met en avant une politique sociale de suppression de la pauvreté et de construction de logements sociaux, promet d'achever la privatisation des entreprises publiques et d'améliorer le fonctionnement de l'administration et de la justice. Il veut supprimer le service militaire et promouvoir la culture slovène à l'étranger.

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Les nationalistes de SNS

forment l'extrême droite parlementaire en Slovénie, avec 4 députés élus en 2000, le même nombre qu'en 1996.

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Le parti de la Jeunesse Slovène SMS

compte 4 députés à l'Assemblée nationale.


Les partis non-parlementaires



La scène politique connaît de nombreux petits partis, notamment écologistes.





(Source : site Internet du Ministère français des Affaires Etrangères : [URL : www.france.diplomatie.fr])