Biographie de l'ancien Premier ministre slovène, Anton Rop
2012-02-07

Anton Rop, né le 27 décembre 1960 à Ljubljana, est diplômé de la Faculté d'Economie de Ljubljana, dont il a obtenu sa maitrise en 1991 avec une thèse sur
la dépense publique et la croissance économique. De 1985 à 1992, il fut
directeur-adjoint de l'IMAD (Institut d'analyse macroéconomique et du développement, organisme gouvernemental correspondant en France à
la Direction de la prévision du Minefi). En tant que directeur-adjoint de l'IMAD et conseiller du gouvernement (un niveau hiérarchique administratif réservé aux postes fonctionnels, mais de même niveau que celui des secrétaires d'état qui occupent ici les postes opérationnels de l'administration sous l'autorité des ministres), il a travaillé dès 1992 sur les privatisations et la préparation des projets de lois.

En 1993, il fut nommé Secrétaire d'état au ministère des relations économiques et du développement, chargé de la privatisation et du développement régional. De 1996 à 2000, il fut Ministre du travail et des affaires sociales. Depuis décembre 2000 jusqu'à ce jour, il fut Ministre des finances dans le dernier gouvernement dirigé par le Dr Janez Drnovsek, qui a été élu Président de la République le 1er décembre 2002.

Après l'élection comme Président de la République du Dr. Janez Drnovsek, c'est un succès net pour M. Rop qui a obtenu avec 63 votes pour et 24 contre, une large majorité au-dessus des 46 suffrages qu'il devait au minimum réunir. Avec cette nomination, la politique d'ouverture développée par le Dr. Drnovsek, sera donc poursuivie et pourrait même connaître un sens encore plus libéral, M. Rop ayant été depuis deux ans la cheville ouvrière de la libéralisation de l'économie et en particulier de la privatisation des banques et de leur association avec des partenaires stratégiques étrangers, un processus qui n'est pas achevé, mais où des avancées décisives ont été acquises en 2002.

Selon ses premières déclarations, M. Rop va concentrer la politique de son gouvernement sur la poursuite des réformes structurelles de l'économie (il a mentionné en particulier la création d'un deuxième groupe bancaire slovène, auquel seraient intégrés des capitaux étrangers : cela se fera probablement autout de la NKBM), ainsi que la lutte contre l'inflation.

(Source : DREE/Minefi - Mission économique de l'Ambassade de France en Slovénie)