L'intégration de la Slovénie à l'Union Européenne
2004-03-30

L'adhésion de la Slovénie à l'Union européenne est l'une des priorités de la politique étrangère de la Slovénie depuis son indépendance. En adhérant à l'Union européenne, la Slovénie souhaite renforcer son statut de nouvel Etat indépendant, sa démocratie, et développer son économie de marché.

La Slovénie et l'Union européenne se sont rapidement rapprochées, dès que l'Union européenne reconnût l'indépendance de la Slovénie, en janvier 1992.

En juin 1996, la Slovénie signa l'Accord d'association avec l'Union européenne.

Le 31 mars 1998, la première Conférence d'adhésion, en présence des principaux négociateurs (les ministres des Affaires étrangères), marqua officiellement l'ouverture des négociations.

L'Accord d'association avec l'Union européenne est entré en vigueur le 1er février 1999.

La Slovénie, qui remit ses premières positions de négociation en septembre 1998, a conclu les négociations avec l'Union européenne lors du Sommet européen à Copenhague le 13 décembre 2002.

Le 16 avril 2003 à Athènes, la Slovénie a signé - ainsi que les neuf autres pays candidats - avec les quinze Etats membres de l'Union européenne le Traité d'adhésion et elle intégrera l'Union européenne le 1er mai 2004.

La Slovénie est devenue dès cette date observateur dans toutes les instances de l'Union européenne.

La Slovénie aura un commissaire européen à partir du 1er mai 2004. C'est Monsieur Janez Poto_nik, Ministre des Affaires européennes, qui est pressenti pour cette fonction.

Les ressortissants de la République de Slovénie participeront aux élections européennes le 13 juin 2004.

Pourquoi la Slovénie a-t-elle choisi de devenir membre de l'Union européenne ?



La Slovénie est un pays développé, un partenaire attractif et constructif, possédant un système politique stable et une économie de marché très active. Lors du processus de négociation, elle a rarement demandé à bénéficier de période de transition ou des dérogations, elle ne l'a fait que dans les cas d'un besoin absolu. La Slovénie fonde sa stratégie d'intégration à l'Union européenne sur les faits et espère que les critères déterminants pour l'acceptation de sa candidature seront ses propres mérites.

La Slovénie souhaite devenir membre de l'Union européenne, de cet espace auquel, d'un point de vue tant historique que géographique, elle a toujours appartenu. La Slovénie est au carrefour d'importantes voies de passage européennes et un facteur de stabilité dans la région.

La Slovénie ne voit pas l'Union européenne seulement comme un grand marché. C'est pour elle surtout un environnement naturel des pays qui partagent les mêmes valeurs fondamentales, la démocratie, le respect des droits de l'homme et l'Etat de droit. Dans un tel environnement chacun de ses pays membres pourrait retrouver une façon qui lui est propre de se développer, d'effectuer des échanges de toute sorte et d'approfondir les liens qui ont été si malheureusement coupés à la fin de la deuxième guerre mondiale. En même temps, au moment de la mondialisation, il faut que l'Union européenne élargie joue le rôle qui lui appartient depuis toujours.

C'est pourquoi un très grand nombre de Slovènes (89,64 %) se sont prononcés favorablement sur l'adhésion de la Slovénie à l'Union européenne lors du référendum qui s'est tenu le 23 mars 2003.

C'est également pourquoi la Slovénie a été fortement engagée dans les travaux de la Convention. Un Slovène - M. Alojz Peterle - a été choisi pour représenter les pays candidats dans le Présidium de la Convention.

La Slovénie participe de plein droit á la Conférence intergouvernementale.

Quelques positions slovènes concernant le futur fonctionnement institutionnel de l'Union européenne



Les positions slovènes sont proches des positions françaises. En ce qui concerne la présidence de Conseil - à part le Conseil des relations extérieures dont la présidence sera assurée par le futur ministre des affaires étrangères de l'Union européenne -, la Slovénie est persuadée que chaque pays membre de l'Union européenne doit avoir les mêmes possibilités d'accession à la présidence de n'importe quelle formation de Conseil, cela est très important pour la visibilité de tout pays membre. En ce qui concerne la présidence collective de Conseil, la Slovénie favorise l'option de la présidence de trois pays pour la durée de 18 mois. La présidence du PSC devrait faire objet d'une présidence collective de la même manière que la présidence du Conseil Affaires générales et Coreper. La Slovénie est pour l'élargissement des domaines de décisions prises avec la majorité qualifiée à l'exception de volet fiscal où les décisions doivent être prises à l'unanimité. En ce qui concerne la coopération renforcée, la position slovène est qu'au moins 50% de pays membres devraient se prononcer pour y participer.

(Source : Ambassade de Slovénie en france)