Géorgie : les journalistes francophones s'organisent (avril 2004)
2013-12-11

Version actualisée le 31 décembre 2005

Un groupe de journalistes géorgiens essaie de maintenir la tradition ancienne de la langue française dans le Caucase. Une section de l'Union internationale de la Presse Francophone (anciennement U.I.J.P.L.F.) s'est constituée à Tbilissi. Le mensuel {"La Vie en Géorgie"} est leur publication : lavieengeorgie@hotmail.com

Qui sont-ils ?



Une poignée d'irréductibles "Gaulois" a vu les légions anglo-saxonnes déferler dans la presse et les médias géorgiens avec interrogation. Ils ont décidé de jouer les pionniers. Ils avaient en général étudié la langue française au lycée et à l'université parce qu'un père, une mère ou souvent un grand-parent leur avait parlé des "lumières" de la France. Parfois des livres étaient restés de l'ancien temps, Alexandre Dumas et son voyage au Caucase, ou Voltaire, ou Rousseau. Montesquieu pour les plus sérieux.

Ils résistent



Ils ont fondé il y a quelques années la section géorgienne de l'Union Internationale des Journalistes et de la Presse de Langue Française. Leur publication, le mensuel "La Vie en Géorgie" est sortie en 2001. Le Congrès mondial de septembre 2002, à Genève, les a accueillis. Ils ont essayé de faire entendre leur voix dans le concert des grandes nations francophones.

Durant les évènements de novembre 2003 à Tbilissi, les envoyés spéciaux francophones furent heureux de trouver ces irréductibles "Gaulois" pour leur faciliter les contacts et pour leur permettre de découvrir en 48 heures un pays qui mériterait toute une vie.

Ils s'organisent



Le bureau de la section géorgienne de l'U.P.F est composé de la manière suivante pour l'année 2004 :

- Président : M. Avtandil OTINACHVILI, directeur exécutif de l'agence "Caucase Presse", fondateur et directeur de "La Vie en Géorgie",
- Vice-Président : M. Vasso KAPANADZE, rédacteur en chef du journal "Rezonanci",
- Trésorière : Mlle Ia TOUACHVILI, rédactrice à "TV Roustavi".

- Membres : M. Micha KOGOCHVILI journaliste à la "Radio de Géorgie", M, David ABOULADZE journaliste à "La Vie en Géorgie", Mme Natia ZOUBACHVILI journaliste à l'agence "Caucase Presse", Mlle Tamar TCIRDAVA journaliste à "La Vie en Géorgie", Mlle Zeinab FILIPOVA journaliste à la "Radio de Batoumi".


Les projets sont nombreux, sites Internet en particulier. Tous les espoirs sont permis après que le Président Mikheïl Saakachvili ait déclaré en public, le 8 mars 2004 à Paris, qu'il entretiendrait le Président Jacques Chirac de la candidature de la Géorgie à un poste d'observateur à l'Organisation Internationale de la Francophonie.

L'ambassade de France à Tbilissi, avec l'ouverture du Centre Culturel FranÇais Alexandre Dumas, a déjà engagé une action en profondeur. La Mairie de Nantes, dans le cadre de son jumelage avec Tbilissi, oeuvre depuis vingt-cinq années avec efficacité en ce sens. Le département de l'Yonne a fait largement atteint son objectif initial qui concernait la Kakhétie. Ces initiatives, et d'autres initiatives privées, marquent la présence indéniable de la culture francophone dans le Caucase.

Pourtant, la situation des journalistes francophones, et du journalisme en général, est difficile en Géorgie. Plaire ou ne pas plaire au pouvoir ? Accrocher pour vendre et survivre, ou chasser le sponsor pour assurer ? L'économie de marché ne s'improvise pas en quelques mois. La phase de transition est douloureuse, les règles d'éthique contraignantes.

Mirian Méloua

Le mensuel "La Vie en Géorgie" a cessé de paraître mi-2004

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