Fin de la crise adjare : quelle monnaie d'échange avec la diplomatie russe ?
2007-04-06

Avec quelle contrepartie, le président géorgien Mikhaïl Saakachvili a-t-il obtenu l'appui de Vladimir Poutine lors du dénouement de la crise adjare d'avril-mai 2004 ?

Les hypothèses évoquées sont nombreuses, et anciennes : une conversation entre Poutine et Bush la semaine dernière, une participation des intérêts russes à l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan, une opération d'envergure des gardes frontières russes et géorgiens aux confins de la Tchétchénie ? Dès la crise adjare terminée, la ministre des affaires étrangères de Géorgie, Salomé Zourabichvili, est partie pour Moscou.

L'appui de la Russie sera également nécessaire à Mikhaïl Saakachvili pour ses prochaines étapes, les questions ossètes et abkhazes. Les Géorgiens le croient en tout cas. Les Ossètes du Sud verraient avec inquiétude un accord fermant réellement les frontières entre Sud et Nord Caucase. Les Abkhazes, en année électorale, redoutent une trop grande proximité entre la Géorgie et la Russie.

Le Caucase reste une région d'influence russe, c'est certainement ce que les présidents Aliev, Kocharyan et Saakachvili se sont dit - en langue russe - lors de leur déjeuner amical qui s'est tenu à Varsovie, fin avril.

Mirian Meloua.