Moldavie : Vladimir Voronine, ancien président de la République
2012-11-29

Vladimir Voronine, ancien président de la République de Moldavie et chef du Parti communiste de Moldavie, est né le 25 mai 1941 dans le village de Corjova (district de Chisinau).

Il est diplômé de l'Institut d'industrie alimentaire en 1971, de l'Académie des sciences sociales rattachée au Comité central du parti communiste de l'Union soviétique et de l'Académie du ministère de l'Intérieur de l'URSS en 1991.

Il devient directeur d'une boulangerie à Criuleni et directeur de l'usine à pain de la ville de Dubosari en 1966-1971. En 1971-1981, il travaille au sein du comité régional du Parti communiste de Moldavie, et préside les Conseils municipaux de Dubosari et d'Ungheni, puis le Comité directeur régional d'Ungheni.

En 1983, il est inspecteur, puis sous-chef du département d'organisation du Comité central du parti communiste de Moldavie. En 1985, il est chef de département au Conseil des ministres de la République soviétique socialiste de Moldavie (RSSM). En 1985-1989, il devient premier secrétaire du Parti communiste du conseil municipal de la ville de Bender. Il est également élu membre du Conseil suprême de la RSSM.

En 1989-1990, il est ministre de l'Intérieur de la RSSM (major général), et figure sur la liste de réserve du ministère russe de l'Intérieur jusqu'à septembre 1993. En octobre 1993, il participe au congrès constitutif du Parti communiste de Moldavie (PCM). Depuis 1994, il est le premier secrétaire du Comité central du PCM.

Il se présente à la présidence de la République en 1996. Il obtient 10,2 % des voix. En 1997, il lance une initiative en faveur d'un référendum sur l'achat et la vente de terres. Lors de la campagne électorale de 1998, son parti, sans s'allier à aucun autre, obtient le plus grand nombre de voix et 40 mandats au Parlement. Après les élections, il mène une opposition constructive à l'égard de la majorité de centre-droit. Il est membre du bureau permanent du Parlement de Moldavie. En 1999, aux élections locales, son parti s'allie au Parti démocratique agraire de Moldavie et au Parti des socialistes, au sein d'un bloc électoral. En 2001, il est de nouveau élu au Parlement de la République de Moldavie (le Parti communiste obtient 71 des 101 sièges).

Le 4 avril 2001, il est élu par le Parlement président de la République de Moldavie et sera reconduit pour un 2ème mandat.




Une année 2009 mouvementée et sans conclusion



A l'issue de son dernier mandat, selon la Constitution moldave, Vladimir Voronine se serait bien vu attribuer un autre poste politique (comme président du Parlement) afin de pouvoir éventuellement "rebondir" un jour à la présidence de la République.

Les élections législatives contestées du 5 avril 2009, la crise politique et les affrontements dans la rue qui suivirent, contrarient ce projet.

Il devient président de la République par intérim, en attendant les élections législatives anticipées du 29 juillet 2009. Malgré le coup de pouce de son ami Vladimir Poutine, la promesse -en pleine campagne électorale- d'un prêt de 500 millions de dollars, une coalition favorable à l'intégration européenne bat le camp communiste. La défaite est d'autant plus amère, qu'un quadragénaire, ancien du parti communiste moldave, Marian Lupu, et en délicatesse avec lui, a fait basculer la majorité.

Le vieux leader communiste démissionne de la présidence de la République le 2 septembre 2009 "pour mieux de consacrer à son siège de député", promettant de nouveaux combats pour empêcher l'élection de candidats libéraux à la présidence du Parlement (majorité absolue nécessaire) et à la présidence de la République (majorité des 3 / 5 nécessaire).

Ce qu'il concrétise le 7 décembre 2009, en convaincant les 47 autres députés communistes de ne pas participer au vote d'élection du nouveau président de la République, empêchant constitutionnellement toute désignation.

Mécontent du résultat des élections législatives successives d'avril et de juillet 2009, Vladimir Vorodine souhaiterait provoquer de nouvelles élections législatives en 2010 et par conséquent un nouveau vote présidentiel, en espèrant qu'après la dégradation économique dramatique qui touche le pays, une majorité communiste puisse se dégager.

M.B.


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