Bulgarie : les réussites économiques du Premier ministre Siméon II (2004)
2012-02-07

Il est certainement trop tôt pour porter un jugement définitif sur l'activité du gouvernement que dirige actuellement l'ancien monarque Bulgare (1943-1946), Siméon de Saxe-Cobourg, qui a accédé démocratiquement au pouvoir en Bulgarie après avoir remporté les élections législatives de juin 2001. Pourtant, certains indices montrent qu'il est en voie de remporter une première manche décisive dans l'objectif qu'il s'est fixé : remettre le pays sur la voie du développement.

Sur le terrain de la croissance, de la lutte contre l'inflation et contre le chômage les résultats sont éloquents :
- Le taux de croissance du PIB est de 4,3 % en 2003, soit l'un des plus élevés d'Europe (4,8 % en 2002).
- Le taux d'inflation en 2001 s'élevait à 7,4 %. Il n'était plus que de 5,8 % en 2002 et atteint seulement 2,3 % en 2003.
- Le taux de chômage qui était de plus de 18 % lors de son arrivée au pouvoir vient de chuter à 12,8 % en 2003.

En trois ans, c'est plus de 180.000 personnes qui ont retrouvé un travail. Une autre tendance positive consiste dans le fait que le secteur privé occupe une part de plus en plus grande sur le marché du travail. 84 % des offres d'emploi annoncées en avril 2004 venaient du secteur privé.

Certes, les prochaines privatisations dans les télécommunications, les transports ferroviaires et les industries d'armement devraient faire remonter le taux de chômage vers la fin de l'année, mais les mesures prises par l'actuel gouvernement semblent appropriées.

Selon un sondage de l'agence Mediana (échantillon de 8.000 personnes), le nombre de personnes aisés est passé de 5,3 % en 1999 à 16,3 % en 2004 et celui des pauvres a baissé de 30,1 % à 15,4 %. Aujourd'hui, 70 % des Bulgares « n'ont pas de difficultés à subvenir à leur besoin de base ». Le salaire moyen a augmenté de 26,5 % en trois ans.

Ces bons résultats financiers et économiques ont une nouvelle fois conduit les agences de cotation (Standard & Poor's, Moody's, Fitch et JCRA) à améliorer leur notation de crédit à long terme.

Pour reprendre la conclusion du Poste d'expansion économique (PEE) de Sofia ([URL : www.dree.org/bulgarie/]) : « De même en a-t-il été de même pour la Coface et l'OCDE, qui, en 2003, ont toutes deux apprécié le risque pays que représente la Bulgarie et l'ont toutes deux rangée dans le risque immédiatement inférieur au meilleur ».

François Frison-Roche