La législation religieuse en Arménie
2013-02-05

En 1991, une loi a établi la séparation de l'Église et de l'Etat et la liberté religieuse, mais a garanti un statut spécial à l'Église Apostolique Arménienne, Église nationale traditionnelle du peuple arménien.

Les confessions religieuses doivent être enregistrées pour obtenir la liberté de culte et n'ont pas le droit de faire du "prosélytisme". 43 confessions religieuses ont été enregistrées sur ces bases jusqu'en 1997.

En 1993, un décret présidentiel a réduit l'espace de liberté des Églises autres que l'Église Apostolique et interdit de facto toute activité autre que cultuelle ou interne aux confessions non enregistrées.

Le 9 juin 1998, le Parlement arménien a durci la législation religieuse. Les confessions et groupes religieux doivent être enregistrés à nouveau, compter au moins 200 membres. Seules les personnes adultes - en ce qui concerne les Arméniens de souche - sont autorisés à appartenir à une Église autre que l'Église Apostolique. Toute aide de l'étranger (et donc du Saint-Siège pour les catholiques) est désormais interdite.

Cette nouvelle législation restreint sérieusement la liberté religieuse des communautés minoritaires et cause des tensions, particulièrement avec les catholiques et les protestants.

Source : AED