Nouveaux ambassadeurs de France à Tbilissi et de Géorgie à Paris
2008-12-30

Nominations après vacance de poste de plusieurs mois

Gotcha Tchogovadzé, en poste à Paris, avait rendu disponible son poste d'ambassadeur quelques jours après l'investiture du président Saakachvili, en janvier 2004. Salomé Zourabichvili, en poste à Tbilissi, avait succédé pour quelques mois à Mireille Musso, avant de rejoindre le gouvernement géorgien en mars 2004.

Natia Djaparidzé (46 ans) diplomate de carrière, détachée un temps au Conseil de l'Europe, représentera la Géorgie en France.

Philippe Lefort, conseiller des affaires étrangères hors classe, en poste dans l'administration centrale, représentera la France en Géorgie ; sa nomination intervient quelques heures après celle de Natia Djaparidzé.

Au delà de la coopération culturelle traditionnellement forte entre les deux pays, et particulièrement soutenue par les ambassadeurs précédents, ces nominations présagent-elles un renforcement des relations ?

Sur le plan bilatéral, les poids de la Russie et des Etats-Unis sont forts en Géorgie. D'autres partenaires, comme l'Azerbaïdjan, la Turquie, l'Allemagne, la Grande Bretagne, l'Italie y développent progressivement leurs intérêts. L'Ukraine, l'Arménie et l'Iran manifestent le souhait de le faire.

Sur le plan multilatéral, l'OSCE, l'OTAN et le Conseil de l'Europe, dans des missions différentes, y restent beaucoup plus présents que l'Union Européenne.

Durant les prochains mois, une attention particulière sera apportée par les différentes chancelleries concernées : les échanges entre le président Chirac et le président Saakachvili resteront à l'état verbal, ou se concrétiseront-ils ?