République tchèque : le premier ministre Vladimir Spidla donne sa démission après son échec aux européennes (juin 2004)
2012-02-07

Le Premier ministre de République tchèque, Vladimir Spidla, a annoncé samedi 26 juin qu'il avait décidé de se démettre de ses fonctions, en tant que Premier ministre et que président du Parti social-démocrate (CSSD) au pouvoir, selon l'agence de presse Ceteka.

M. Spidla a reconnu que l'une des raisons de sa décision était la piètre performance de son parti lors des élections européennes des 11 et 12 juin au Parlement européen, en remportant seulement deux des 24 sièges disponibles. M. Spidla n'a pas obtenu la confiance du comité exécutif de son parti lors de la réunion convoquée samedi 26 juin, 103 des 182 membres ayant voté contre lui. Peu après cette réunion, M. Spidla a annoncé sa démission. Le CSSD a appelé Stanislav Gross, vice-Premier ministre - qui exerce encore les fonctions de ministre de l'Intérieur - à former un nouveau gouvernement.

M. Spidla, âgé de 53 ans, a présenté formellement sa démission au président Vaclav Klaus après une réunion du Cabinet mercredi 30 juin, selon Ceteka. Conformément à la constitution, la démission de M. Spidla a provoqué automatiquement la chute du gouvernement de coalition formé avec les Démocrates chrétiens et l'Union de la liberté, après que son parti CSSD eut emporté les élections en 2002. Cette coalition détient la majorité à la Chambre basse du Parlement avec une seule voix d'avance. De nombreux observateurs émettent des doutes sur la stabilité de cette majorité et pronostiquent des élections parlementaires anticipées.

Le président de la République Vaclav Klaus a accepté le 1er juillet la démission du Premier ministre Vladimir Spidla. En même temps, il l'a chargé de diriger le gouvernement jusqu'à la nomination d'un nouveau cabinet. Le président Klaus a ensuite rencontré les présidents de trois principaux partis politiques - la social-démocratie, le Parti civique démocrate ODS, et le parti chrétien-démocrate. Mirek Topolanek, chef de l'ODS, a dit que son parti respecterait si c'était Stanislav Gross, le numéro un du parti le plus fort, la social-démocratie, qui serait chargé de la composition du cabinet.

Stanislav Gross prêt à négocier avec les communistes



Stanislav Gross qui a remplacé à la tête de la social-démocratie Vladimir Spidla et qui a été chargé par le Président Vaclav Klaus d'ouvrir les négociations officielles sur la création du futur cabinet, est prêt à s'entretenir, aussi, avec les communistes. Autrement dit, il veut négocier avec tous les partis qui sont représentés au Parlement. Il en a informé la présidence de la social-démocratie qui a donné son aval aux démarches entreprises, jusqu'ici, par Gross. Les chrétiens-démocrates et les uninostes, deux autres partis de la coalition sortante, refusent d'entrer dans un gouvernement comptant sur un soutien des communistes. Gross a dit qu'il aspirait à former un gouvernement fiable tant aux yeux de l'opinion tchèque que du point de vue international... Mirek Topolanek, chef du principal parti d'opposition, l'ODS, déclare que son parti ne soutiendra pas le nouveau cabinet.


D'après Ceteka et Radio Prague [URL : http://www.radio.cz/fr/infos]