Albanie : les socialistes s'entredéchirent (2004)
2012-12-27

Les socialistes albanais traversent la plus profonde crise de leur histoire. Le parti s'est divisé entre Fatos Nano et Ilir Meta, qui a fondé son propre Mouvement socialiste pour l'intégration. La position du Premier ministre Fatos Nato est sérieusement affaiblie.

En novembre 2001, lors d'une rencontre avec les adhérents socialistes de Berat, le Premier Ministre de l'époque, Ilir Meta, et le chef du Parti Socialiste, Fatos Nano, furent interpellés par une militante les exhortant à faire la paix entre eux. Son appel emphatique devint une sorte de « credo » du plus solide parti du pays, du moins jusqu'au mois dernier. Les socialistes croyaient dur comme fer au soutien et à l'union de leur électorat.

Fatos Nano et Ilir Meta, n'ont jamais réussi à faire bon ménage, avant même que l'électorat ne leur tourne le dos. Fidèle à son annonce, Ilir Meta a officiellement fondé son nouveau parti, Le Mouvement socialiste pour l'intégration, en privant d'un coup Fatos Nano de 9 députés et près de 60 dirigeants locaux des structures du PS. Cela a suffi à faire sonner les cloches au siège du Parti socialiste.

Fatos Nano a ainsi perdu la majorité absolue et pour pouvoir rester au pouvoir, il a besoin des voix des cinq partis alliés, qui ont tout de suite demandé une représentation plus grande dans l'exécutif. (...)

Les grandes ambitions d'Ilir Meta



Ilir Meta, a cherché pendant des années à devenir le numéro un du PS, en déclarant souvent la guerre à Fatos Nano, leader historique des Socialistes. Or, ces derniers mois, il s'est aperçu que pour parvenir à son but, il lui fallait quitter la maison mère. C'est ainsi que naquit le Mouvement socialiste pour l'intégration. Si l'ex-Premier Ministre en est bien à la tête, il ne s'y suffit pas. Lors de sa première déclaration en tant que chef du parti parlementaire, Ilir Meta a fait savoir qu'aux prochaines élections, son parti visait à devenir la première force politique du pays. Est-ce seulement un rêve ou bien y croit-il vraiment ? A en juger de sa carrière de 14 ans en politique, Ilir Meta n'a jamais joué en périphérie, en entreprenant souvent des projets clairs avec le but de rester aux sommets de la politique. Cela confirme son adhésion réelle à l'objectif annoncé. (...)

Extraits d'un article du journal Osservatorio sui Balcani, publié le 5 octobre 2004 sous la signature d'Indrit Maraku
- Traduction de Mandi Gueguen
- Mis en ligne le 15 octobre 2004 par Courrier des Balkans

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[URL : http://www.balkans.eu.org/article4679.html]