Le département de l'Essonne décide de soutenir les journées franco-géorgiennes (2005)
2012-11-26

Charte culturelle signée fin décembre 2004 avec Leuville-sur-Orge

Les journées franco-géorgiennes s'enchaînent depuis plusieurs années avec chants polyphoniques et atelier d'initiation, conférences sur l'histoire et sur l'actualité, expositions photographiques anciennes et contemporaines. La Commission Culturelle de la Commune qui les organise reçoit l'appui du Conseil Général de l'Essonne.

Le banc d'essai de ces journées franco-géorgiennes s'était tenu fin 2002, avec le concert de l'ensemble polyphonique géorgien SIMI, salle Florence-Leblond, sous le patronnage de Son Excellence Gotcha Tchogovadzé et du Premier Conseiller Ambrossi Titbéridzé, alors en poste à l'ambassade de Géorgie en France.

Leur première édition

, le 15 novembre 2003, avait eu pour thème "La Géorgie et l'Histoire". Elle s'articulait autour d'une initiation à la Géorgie pour une centaine d'enfants des écoles primaires de Leuville-sur-Orge, d'une exposition photographique de M. Luc Méloua retraçant l'épopée des Géorgiens émigrés à Leuville-sur-Orge, d'une conférence de M. Vassil Karist sur l'histoire de la Géorgie et d'un concert de chants polyphoniques géorgiens interprétés par le choeur féminin français IRINOLA. Une centaine d'adultes suivait exposition, conférence et concert.

Leur deuxième édition

, le 13 novembre 2004, avait pour thème "La Géorgie d'aujourd'hui". Une table ronde réunissait autour de M. Thorniké Gordadzé, maître de conférences à Sciences Politiques Paris, Son Excellence Mme Natia Djaparidzé, ambassadrice de Géorgie en France, Son Excellence M. Claude de Kémoularia, ancien ambassadeur de France aux Nations Unies, M. Thamaz Naskidachvili, ancien président de l'Association des Géorgiens en France, de M. Guia Sardjvéladzé, président de l'Association des Géorgiens en France, et de M. Claude Parmentier, président de la Commission Culturelle de la Commune. La conférence et les questions portaient sur la situation une année après la Révolution des Roses.

Un très fort instant d'émotion accompagnait l'intervention du général français Jean-Pierre Faure, Saint-Cyrien de la promotion Amilakvari (du nom d'un lieutenant-colonel de la Légion Etrangère d'origine géorgienne). Il rappelait le combat des officiers d'origine géorgienne dans les rangs de l'armée française durant la deuxième guerre mondiale. Il était également rappelé que le père du maire de Leuville-sur-Orge, M. Daniel Esprin, servit sous les ordres du lieutenant-colonel Amilakvari à El-Amein en 1942 ; le premier y fut blessé, le second y trouva la mort.

Le concert de chants polyphoniques géorgiens était assuré par le groupe français Mzé Shina et leurs nouveaux élèves : un auditoire de près de trois cents personnes découvrait avec surprise 28 choristes leuvillois, formés depuis deux jours.

Le thème de leur troisième édition

reste à choisir. En attendant, les projets se multiplient à Leuville-sur-Orge. L'Ecole de musique, et la chorale, souhaiteraient transformer l'essai en instaurant plus durablement un atelier d'initiation à la polyphonie géorgienne. Les Ecoles primaires cherchent à mieux connaître les chants qui pourraient intéresser les enfants. La Bibliothèque, après avoir accueilli un auteur d'origine géorgienne, Kéthévane Davrichéwy, souhaiterait rassembler un maximum de livres traitant de la Géorgie ancienne et de la Géorgie moderne ; elle souhaiterait également organiser un enseignement à la calligraphie géorgienne. Les Accrocs de la Vidéo cherchent à filmer la Géorgie, de France. Quelques gastronomes s'intéressent de près à la cuisine millénaire géorgienne et à leurs saveurs méridionales, d'autres aux vins de Kakhétie. Le service d'accueil en mairie souhaiterait s'équiper d'une plaquette rappelant l'histoire commune des Géorgiens et des Leuvillois. La liste est loin d'être exhaustive.

Le Conseil Général de l'Essonne

a décidé d'apporter un soutien sur trois années à la charte culturelle de Leuville-sur-Orge ; le thème de la Géorgie y est majeur. L'amitié franco-géorgienne continuera donc à se cultiver sur les bords de l'Orge. Comment s'en étonner, le tableau d'honneur des pompiers de la commune ne porte-t-il pas depuis des décennies, en première place, le nom de Vladimir Akhvlédiani ? Son fils, sous le nom de Georges Diani, ne fut-il pas garde du corps d'un président de la République française ?

Mirian Méloua.