Géorgie : Les députés prêts à bloquer eux-mêmes les bases russes (mars 2005)
2013-12-11

Les bases militaires russes en Géorgie peuvent être proclamées hors la loi, a déclaré samedi Nino Bourdjanadze, présidente du parlement géorgien. Les députés géorgiens ont soutenu son avis et exprimé leur volonté de bloquer eux-mêmes les accès aux unités militaires russes, lit-on dans le journal "Novye Izvestia".

Le député Ivlian Khaïndrava a rappelé que le parlement géorgien avait maintes fois demandé aux dirigeants du pays depuis 1994 d'accélérer le retrait des bases russes. Selon lui, l'initiative de Nino Bourdjanadze sera soutenue au parlement, car le président géorgien Mikhail Saakachvili contrôle entièrement la majorité parlementaire.

Nodar Natadze, président du Front populaire de Géorgie, estime que "la présence des troupes russes sur le territoire géorgien prolonge l'annexion de la Géorgie par la Russie soviétique en 1921".

Le mépris des exigences de Tbilissi par la Russie suscite le mécontentement en Géorgie. Ainsi que l'estime Nino Bourdjanadze, à condition de faire preuve de bonne volonté, le problème pourrait être réglé au bout de 2 à 3 mois au maximum, après quoi les rapports russo-géorgiens se normaliseraient. Mais, de l'avis du député Ivlian Khaïndrava, "Moscou abuse de la patience de la Géorgie, mais la patience ne peut pas être illimitée, c'est pourquoi, s'il y a une nouvelle étape de confrontation, la responsabilité en incombera à la Russie".

Tbilissi n'exclut pas les méthodes non parlementaires de pression sur la Russie. Les députés ont déjà déclaré qu'ils avaient l'intention de bloquer eux-mêmes les bases militaires, il est également prévu de les priver d'électricité, de gaz (d'ailleurs, russe), de télécommunications. Selon Nodar Natadze, si le gouvernement n'arrive pas à assurer le retrait prochain des bases, les citoyens et les forces patriotiques de la Géorgie viendront à bout de ce problème eux-mêmes, sans se gêner dans le choix des moyens.


RIA Novosti. Moscou, 28 février