Visite à Tbilissi de Renaud Muselier, secrétaire d'Etat aux affaires étrangères
2009-01-22

Article paru dans la revue francophone Géorgie+ de mars 2005

"{La France se tient aux côtés de la Géorgie, solidaire et fraternelle, dans les succès comme dans les épreuves}", Renaud Muselier .

Venu représenter la France aux obsèques de Zourab Jvania le 7 février 2005, Renaud Muselier a exprimé le soutien de la France à l'entreprise de réforme engagée en Géorgie, en termes de modernisation, de démocratisation, de résolution pacifique des conflits et de rapprochement avec l'Europe. Il a également confirmé que la France se tient aux côtés de la Géorgie "solidaire et fraternelle dans les succès comme dans les épreuves" et a estimé "qu'aujourd'hui la Géorgie est sur la bonne route, sur la bonne voie de redressement, de la stabilité politique et de l'équilibre difficile dans cette partie du monde en train de se restructurer et de s'organiser".

Aux questions des journalistes géorgiens souhaitant obtenir des précisions quant à l'appui que la France apportera au recouvrement de l'intégrité territoriale géorgienne, à la mise en place d'une nouvelle mission d'observation de l'OSCE aux frontières russo-géorgiennes et au retrait des bases militaires russes, Renaud Muselier a rappelé le rôle de la France dans le Groupe d'Amis de la Géorgie (question abkhaze), les entretiens à Moscou de Michel Barnier, ministre des affaires étrangères de la France, avec les autorités russes et à Paris avec Condoleezza Rice, secrétaire d'Etat des Etats-Unis.

Pour l'Ossétie du Sud, Renaud Muselier a qualifié la proposition exposée par le président Saakachvili à l'Union Européenne "d'évolution conforme à notre façon de voir l'organisation de cette région, respectant la paix et chacun". Il a enfin souligné qu'à son retour à Paris, il s'entretiendrait sur ces sujets avec l'ambassadrice de Géorgie en France, Madame Natia Djaparidzé.

Il convient de rappeler qure la partie publique de ces entretiens reste dans la ligne de celui que le président Jacques Chirac avait accordé au président Mikhaïl Saakachvili le 9 mars 2004 à l'Elysée.

Depuis, les Etats-Unis ont renforcé leur présence à Tbilissi, en particulier en installant une délégation de l'OTAN ; ils renforcent l'idée que le tête-à-tête russo-américain continue en Géorgie. La France et l'Union Européenne (qui ne se substitue pas à l'OSCE pour l'observation des frontières russo-géorgiennes) y jouent-elles un rôle "véritablement actif" ? Ménager la Russie de Vladimir Poutine semble constituer leur leitmotiv : comment s'étonner que les forces vives géorgiennes misent aujourd'hui, comme hier, plus sur Washington que sur Bruxelles et Paris ?

Mirian Méloua.