Kaliningrad : divergences d'approches entre la Lituanie et la Pologne sur les relations avec l'enclave russe
2009-01-26

La Russie et la Lituanie très proches du compromis sur le dossier de Kaliningrad




La Russie et la Lituanie sont parvenus à régler un certain nombre de problèmes relatifs au transit de Kaliningrad, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à l'issue des pourparlers avec son homologue lituanien, Antanas Valionis. On notait la présence du ministre russe des Transports, Igor Levitine.

"Nous sommes satisfaits des résultats des pourparlers. Nous estimons que ces résultats permettront de régler un certain nombre de questions pratiques concernant la vie de nos ressortissants, de faciliter la communication entre eux, mais aussi de développer une coopération plus efficace entre la Russie et la Lettonie au niveau des milieux d'affaires", a-t-il souligné.

Les parties sont parvenues à un compromis sur la procédure simplifiée du contrôle vétérinaire. "Nous avons confirmé notre détermination à assurer à l'avenir un transit des passagers efficace, ce qui nous permettra de régler les problèmes en suspens", a dit le ministre.

Sergueï Lavrov a espéré que les problèmes du transit des marchandises liées principalement au financement des garanties et aux assurances seraient vite réglées.

Les deux hommes ont signé une série de textes bilatéraux à l'issue des pourparlers, notamment le procès-verbal des travaux de la commission intergouvernementale, et une déclaration conjointe.

Les parties ont examiné plusieurs autres problèmes des relations bilatérales tout en privilégiant "la poursuite des contacts sur le transit de Kaliningrad", selon le diplomate russe.

"Nous avons examiné non seulement les aspects du fonctionnement du transit, mais aussi les problèmes éventuels qui peuvent surgir en prévision de l'adhésion de la Lituanie à la zone Schengen", a résumé Sergueï Lavrov.

RIA Novosti/Kybartaï (Lituanie), 26 mai 2005.

La Russie ne prendra pas de mesures de rétorsion contre la Pologne au sujet de Kaliningrad




La Russie ne prendra pas de mesures de rétorsion contre la Pologne qui vient de durcir les exigences vis-à-vis des Russes traversant sa frontière, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, en visite à Kaliningrad, enclave russe coincée entre la Lituanie et la Pologne.

"J'ai envoyé une lettre au chef de la diplomatie polonaise pour lui demander d'éclaircir la situation au plus vite. Nous ne prendrons pas de mesures de rétorsion, alors que nous pourrions le faire", a-t-il dit aux journalistes.

80 % des personnes qui franchissent la frontière russo-polonaise sont des Polonais qui pratiquent le commerce frontalier, a-t-il rappelé.

Sergueï Lavrov a estimé nécessaire d'éclaircir la situation par des efforts conjoints et d'éliminer les obstacles qui entravent la circulation des gens.

Selon des témoins, les Russes qui quittent la région de Kaliningrad vers la Pologne sont confrontés à toute une série de difficultés. Ainsi, les autorités polonaises ont introduit nombre de documents supplémentaires à présenter à la frontière, s'enquièrent dans le menu détail des circonstances des voyages ainsi que de l'objectif du séjour en Pologne, et vérifient l'état technique des voitures.

En outre, les gardes-frontières usent trop souvent de leur droit de refuser l'entrée en Pologne aux Russes. Plus de 300 visas ont été annulés depuis le début de l'année.

En commentant les difficultés d'obtention de visas pour les habitants de Kaliningrad et la nécessité pour eux de se rendre à Moscou pour obtenir un visa allemand, Sergueï Lavrov a indiqué que son ministère avait fait de son mieux pour accélérer l'ouverture d'un consulat allemand dans l'enclave.

"À l'heure actuelle, on cherche un bâtiment qui abritera le consulat allemand à Kaliningrad", a dit Sergueï Lavrov.

Dans le même temps, a-t-il souligné, les difficultés liées à l'obtention des visas ont "plusieurs autres raisons. On entend en Allemagne des appels à enquêter sur la manière dont on délivre les visas aux ressortissants des pays d'Europe orientale", a déclaré le ministre, ajoutant que cela "pouvait toucher les habitants de Kaliningrad".

Les frontières russes devraient être solides, mais aussi ne pas entraver l'afflux d'investissements étrangers. "L'aménagement et la démarcation des frontières avec les voisins font partie intégrante de la politique russe", a-t-il souligné.

RIA Novosti/Kaliningrad, 27 mai 2005