Un prêtre catholique expulsé de Biélorussie (janvier 2006)
2012-02-27

La nouvelle de l'expulsion d'un prêtre catholique polonais de Biélorussie pour des raisons « politiques » inquiète la communauté catholique du pays ainsi que celle de Russie. Ces deux communautés comptent un grand nombre de prêtres étrangers.

Le service d'information Forum 18, dont l'objectif est de veiller au
respect des droits en matière de liberté religieuse, précisait le 13
janvier dernier, que les autorités de Biélorussie n'ont pas donné
d'explications quant à l'expulsion du père Robert Krzywicki. Ce dernier
était curé de la paroisse catholique La Descente de l'Esprit Saint à
Barysaw, une petite ville située à 60 kilomètres environ au nord-est de
Minsk.

« Dans mes homélies je parlais du Christ et les autorités y ont vu une
allusion politique »
, a expliqué le prêtre, tentant d'expliquer les
raisons de son expulsion.

Les autorités avaient déjà expulsé un évêque et plusieurs prêtres
catholiques après la création en février 2002 de quatre diocèses
catholiques en territoire russe, par le pape Jean-Paul II.

Tous les étrangers souhaitant se consacrer à des activités religieuses
dans le pays doivent obtenir un visa spécial dont la durée ne peut
excéder trois mois. Ce délai expiré, ils sont obligés de quitter le pays
et de renouveler toutes les démarches administratives nécessaires pour
pouvoir revenir dans le pays (enregistrement de la résidence, etc.) pour
une nouvelle durée de trois mois.

Selon un article publié le 11 janvier par le portail russe d'information
religieuse Credo.Ru, l'archevêque de l'archidiocèse catholique de la
Mère de Dieu à Moscou, Mgr Tadeusz Kondrusiewicz déplore ces «
interminables sorties auxquelles sont contraints les prêtres et les
religieux étrangers en Russie, qui entravent le bon fonctionnement des
activités pastorales »
.

« Dans la région de Kaliningrad, l'enregistrement ou permis légal de résidence
accordé par le ministère de l'intérieur aux prêtres étrangers, a une
durée maximale de dix jours »
, précise Mgr Kondrusiewicz.

Source : Zenith, Rome, vendredi 20 janvier 2006, cité par la Coordination France-Lituanie