Serbie : la mort de Slobodan Milosevic fait resurgir douze ans d'histoire des conflits balkaniques (2006)
2012-03-12

Biographie du dictateur serbe, rapide historique et bibliographie des conflits yougoslaves

L'ancien président yougoslave Slobodan Milosevic, 64 ans, est mort, a-t-on appris samedi auprès du Tribunal Pénal International (TPIY) pour l'ex-Yougoslavie où il était jugé depuis plus de quatre ans pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide.

"Aujourd'hui (..) Slobodan Milosevic a été trouvé sans vie dans son lit dans sa cellule du centre de détention des Nations unies à Scheveningen", un quartier de La Haye, a annoncé le TPIY dans un communiqué après avoir confirmé le décès de vive voix.

Le médecin de la prison a confirmé le décès, a-t-on indiqué de même source, et "une autopsie complète et un examen toxicologique ont été ordonnés", a précisé le TPIY, et le président du TPIY Fausto Popar a ordonné une enquête.
La famille de Milosevic, sa femme et son fils, en fuite en raison des procès menés par la justice serbe, probablement en Russie, et sa fille qui vit au Monténégro, ont été informés, selon le TPIY.

Le procès de M. Milosevic, accusé de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et de génocide pour son rôle dans les guerres en Croatie et Bosnie (1991-1995) et au Kosovo (1998-1999), avait été plusieurs fois suspendu depuis son début le 12 février 2002 pour raisons de santé.

L'ancien homme fort de Belgrade souffrait notamment de troubles cardio-vasculaires.

Le tribunal pour l'ex-Yougoslavie avait rejeté fin février une demande de remise en liberté provisoire déposée par les avocats de M. Milosevic, désireux de se faire soigner en Russie.

La Radio-télévision de Serbie a indiqué que Milosevic était décédé après que son état de santé "se fut soudainement détérioré". Steven Kaye, l'un des avocats commis d'office contre l'avis de Milosevic, qui assurait lui-même sa défense, a indiqué à la BBC que son client lui avait assuré "il y a quelques semaines qu'il n'avait aucune intention de mettre fin à ses jours".

Le frère de Milosevic, Borislave, a accusé à Moscou le TPIY d'être "entièrement responsable" du décès de M. Milosevic, selon des propos cités par l'agence Interfax.

Slobodan Milosevic répondait de plus de 60 chefs d'accusation de crimes contre l'humanité et crimes de guerre pour son rôle dans les guerres en Croatie (1991-95), en Bosnie, (1992-95) et au Kosovo (1998-99).

Il répondait aussi de génocide pour sa responsabilité présumée dans le massacre de quelque 8.000 garçons et hommes musulmans réfugiés dans l'enclave de Srebrenica en 1995.

Sa défense devait se terminer courant mars, et le TPIY prévoyait de boucler son procès mi-2006.

Source : AFP

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Milosevic : une biographie qui résume l'histoire des conflits yougoslaves, de 1989 à 2001



Slobodan Milosevic est né le 20 août 1941 à Pozerevac (Serbie), d'un père monténégrin, théologien orthodoxe, rongé par la folie, qui se suicidera en 1962 et d'une mère qui se pendra en 1974. La mère de son épouse Mirjana (Mira) Markovic, a été fusillée par les résistants, en 1942, sous l'accusation d'avoir livré à la Gestapo son réseau de résistance. Avant d'entamer sa carrière politique, Milosevic a reçu une formation de juriste et a travaillé dans le secteur bancaire. C'est en fait son épouse qui l'encourage à entamer une carrière politique.

Les origines de la guerre « yougoslave »



En 1986, un groupe d'académiciens de Belgrade a publié un appel pour souhaiter que les Serbes retrouvent au sein de la Yougoslavie l'hégémonie à laquelle ils prétendent avoir droit en vertu de leur rôle historique dans la résistance à l'occupant turc ou allemand. Milosevic enfourche ces thèses nationalistes dès 1987 pour conquérir le coeur des foules, accéder au pouvoir absolu et le conserver.

"Personne n'a le droit de frapper ce peuple." Prononcée le 24 avril 1987, vers 17 heures, à Kosovo Polje, dans la banlieue de Pristina, devant une foule de Serbes en colère matraqués par la police, cette phrase va bouleverser le destin d'un homme et de tout un peuple. Inquiète des mouvements de protestation des Serbes du Kosovo qui s'estiment persécutés par les Kosovars albanophones ultramajoritaires, la direction du Parti communiste serbe dépêche l'obscur Slobodan Milosevic pour apaiser la situation. Il est accueilli avec des pierres. Le cordon de police cède, les matraques pleuvent. Les dirigeants locaux demandent à un Milosevic mal à l'aise de sortir du local pour calmer la foule. "Il était pâle, perturbé, comme paralysé. Il tremblait et ne savait que faire. Il improvisa un bref discours. Ses paroles n'eurent guère d'effet sur une foule survoltée, venue provoquer des incidents avec la police pour contraindre les dirigeants serbes à s'intéresser à leur sort. Milosevic descendit sur la place, s'avança, hésita quelques instants en regardant la foule puis prononça la phrase qui allait changer le destin de la Yougoslavie : "Personne n'a le droit de frapper ce peuple". La foule se calma subitement et l'ovationna ", raconte Florence Hartmann, ancienne journaliste aujourd'hui porte-parole du procureur du TPI, Carla Del Ponte, qui a reconstitué cet épisode dans une biographie de Milosevic (cf. bibliographie ci-après).

Les Serbes du Kosovo découvrent ce jour-là un sauveur, les nationalistes un homme pour incarner leurs idées et Slobodan Milosevic les clés du pouvoir. " Jusque-là, Milosevic n'a exprimé de haine personnelle ni envers les Albanais ni envers aucun autre peuple. Cet homme dépourvu de sentiments et de convictions ne fait qu'utiliser un ressort psychologique pour accroître son pouvoir", souligne Vidosav Stevanovic dans son livre Milosevic, une épitaphe (cf. bibliographie ci-après). "Jusqu'ici la question du Kosovo ne l'avait guère intéressé. Mais il avait compris que celui qui parviendrait à canaliser à son profit cette fièvre nationaliste renaissante s'assurerait le contrôle de la Serbie", affirme également Florence Hartmann. Devenu populaire, "Slobo" évince quelques mois plus tard son mentor, Ivan Stambolic, de la présidence la Ligue des communistes de Serbie, pour prendre sa place. Il devient président de la Serbie en 1989

Le 23 mars 1989, il abolit unilatéralement l'autonomie dont jouissait le Kosovo à l'égal des autres composantes de la Fédération yougoslave comme la Croatie, la Bosnie, la Slovénie ou la Macédoine, aujourd'hui indépendantes. Il abolit également l'autonomie de la Voïvodine, une autre composante de la Fédération qui compte à l'époque une minorité de 300.000 Hongrois (4 % de la population).

Le 28 juin 1989, à l'occasion du 600e anniversaire de la bataille du Champ des Merles, un million de Serbes, soit le cinquième de la population adulte, font un triomphe à Milosevic lorsqu'il annonce un programme de "reconquête" du Kosovo. Les 200.000 Serbes du Kosovo, qui s'inquiètent de leur marginalisation face à près de 2 millions de musulmans de langue albanaise, se montrent les plus fidèles soutiens de Milosevic. Les autres républiques de la Fédération, plus ouvertes sur l'Occident, s'inquiètent de la dérive guerrière de la Serbie.

En 1990, Milosevic est élu président de la République de Serbie. Par la même occasion, il fonde son propre mouvement politique, le Parti Socialiste Serbe.

En mai 1991 se produisent de premiers incidents sanglants entre Serbes et Croates. Le 13 juin, l'armée yougoslave, que dominent les Serbes, entame les premiers tirs d'artillerie en Slavonie, dans la région de Vukovar. C'est le début effectif de la guerre.

Le 25 juin 1991, les Croates et les Slovènes proclament leur "désassociation" de la Fédération yougoslave. Mais sur les instances de la Communauté européenne, ils acceptent de surseoir à leur indépendance pendant trois mois à condition que les Serbes reviennent à une conception équitable des rapports fédéraux. Mais leurs attentes vont être trahies quelques jours plus tard...

Le 1er juillet 1991, le Croate Stipe Mesic est porté à la présidence de la Fédération yougoslave mais, en violation de la Constitution fédérale, la Serbie refuse de reconnaître son autorité. Mesic démissionne le 7 octobre. De ce jour, la Fédération a cessé de vivre.

Dislocation de la Fédération Yougoslave, naissance de nouveaux États



Le 3 juillet, les Slovènes, qui habitent au nord du pays, se heurtent à l'armée fédérale et la chassent de leur territoire. Ils deviennent de facto indépendants. Les Croates ont moins de chance. Ils doivent faire face à une invasion en règle de l'armée fédérale, soutenue par les miliciens originaires de Krajina, une région de Croatie à population majoritairement serbe.

Les positions se radicalisent. Pour se défendre, les Croates font appel à un homme fort, le général Franjo Tudjman. Il s'agit d'un nationaliste croate qui fut en d'autres temps proche des extrémistes Oustachis.

L'armée serbe entame le siège brutal de la ville croate de Vukovar. La ville tombe le 18 novembre. Avec le concours des milices paramilitaires, l'armée commence à vider les provinces conquises de leurs populations allogènes (Croates, musulmans bosniaques, Hongrois,...). Parallèlement, le siège de Dubrovnik, qui dure neuf mois, a des conséquences dévastatrices pour la célèbre ville chargée d'histoire et la région entière, heureusement compensées ultérieurement par les contributions de la communauté internationale, sous l'égide de l'Unesco.

Le 15 janvier 1992, la Communauté européenne se résout à reconnaître l'indépendance de la Croatie et de la Slovénie, à défaut de pouvoir les défendre. La petite république de Macédoine, au sud de la Yougoslavie, devient entre temps indépendante.

En 1992, après l'indépendance de la Slovénie, de la Croatie, de la Bosnie et de la Macédoine, est constituée la nouvelle République Fédérative de Yougoslavie composée de la Serbie et du Monténégro et incluant la Voïvodine (en grande partie vidée de sa composante hongroise) et le Kosovo (habité à 90 % par des Albanais).

La guerre de Bosnie-Herzégovine



Chacun attend le tour de la Bosnie-Herzégovine. Cette république est une Yougoslavie en réduction, avec une population qui se partage à parts presque égales entre musulmans de langue serbo-croate, Croates catholiques et Serbes orthodoxes. À Sarajevo même, on ne compte plus les mariages intercommunautaires et la cohabitation paraît aller de soi, jusqu'au 28 mars 1992, quand des nationalistes serbes proclament une République serbe de Bosnie-Herzégovine.

Le 6 avril 1992, tandis que la Communauté européenne reconnaît l'indépendance de la Bosnie-Herzégovine, la capitale de la république est le théâtre d'une grande manifestation pacifique. Des milliers de Bosniaques brandissent à Sarajevo le portrait du défunt Tito et en appellent à la tolérance. Mais des franc-tireurs à la solde d'un psychiatre ultranationaliste, Radovan Karadzic - toujours en fuite à ce jour - tirent dans la foule. La première victime est une étudiante de 24 ans, Suada Dilberovic. Elle tombe sur le pont qui porte aujourd'hui son nom. Le même jour, la Communauté européenne reconnaît l'indépendance de la Bosnie-Herzégovine, dont Sarajevo est la capitale. C'est le début de la guerre de Bosnie, qui va endeuiller l'Europe et renouer avec les mauvais souvenirs des deux guerres mondiales.

Alors commence le long siège de Sarajevo par l'armée serbe de Milosevic. Il va faire 12.000 victimes parmi les habitants dans les trois ans qui suivent.

La guerre de Bosnie se traduit par des cruautés sans nom, dont le massacre de plusieurs milliers d'hommes et de garçons de confession musulmane à Srebrenica (11 juillet 1995 et suivants) - un des principaux chefs d'inculpation de Slobodan Milosevic par le TPIY. On évalue à 200.000 le nombre de morts de cette guerre sur une population de 4 millions d'habitants. La moitié de la population est déplacée ou exilée.

Bien que largement considéré en Occident comme le principal responsable des guerres qui ont suivi le démantèlement de la Yougoslavie, il se retrouve en 1995 l'unique interlocuteur, du côté serbe, capable de négocier un accord de paix et reçoit de cette façon une reconnaissance internationale. Les accords conclus à Dayton (Ohio, États-Unis) en novembre, sous l'égide du président américain, déboucheront sur un fragile partage de la république entre Serbes d'un côté et Croato-Musulmans de l'autre.

Milosevic troque en juillet 1997 son poste de président de la Serbie contre celui de président de la République fédérative de Yougoslavie (RFY/Serbie et Monténégro). Fort du soutien de l'armée et de la police, il forme début 1998 une coalition avec les ultra-nationalistes et durcit son régime.

Le Monténégro résiste



La faillite de la «Grande Serbie» a des effets contrastés sur le Monténégro et la Serbie.

Le Monténégro est la seule composante de la Yougoslavie restée fidèle à la Serbie après la défection des autres Républiques - dans des circonstances qui restent discutables aux yeux des indépendantistes monténgrins. Bien qu'il partage la langue, la culture et la religion du grand frère serbe (10 millions d'habitants), ce petit pays de 600.000 habitants est plus ouvert aux idées occidentales du fait de sa façade maritime. Il est aussi fier d'avoir conservé son indépendance face à l'ennemi ottoman.

Aux élections de 1998, le Monténégro manifeste sa méfiance à l'égard du régime de Milosevic. Il affiche sa différence en portant au pouvoir un opposant. Les désertions et les refus d'incorporation se multiplient dans la jeunesse. Milosevic affecte l'indifférence car il a d'autres priorités que la remise au pas de la petite république.

En Serbie même, la majorité des habitants resserrent les rangs autour de Milosevic pour oublier la faillite de leur guerre en Croatie et en Bosnie ainsi que l'implication massive des milices et de l'armée dans le "nettoyage ethnique". Les élections législatives de 1998 confortent le pouvoir de Milosevic en Serbie et offrent même une légitimité électorale aux criminels de guerre Arkan et Seselj. Rassuré sur son pouvoir, Milosevic peut alors tourner son regard vers le Kosovo, une province montagneuse à peine plus grande que la Corse, mais dix fois plus peuplée (2 millions d'habitants sur 10.000 km2).

Terre brûlée au Kosovo



Pendant les guerres de Croatie et de Bosnie, les Kossovars, peu désireux de devenir indépendants, ont fait le dos rond et enduré sans broncher la politique de «différentiation» mise en oeuvre par les Serbes. C'est ainsi qu'ils ont dû scolariser leurs enfants et se soigner en marge des institutions officielles, aux mains des Serbes.

Les Kosovars ont espéré que la tourmente les épargnerait. Leur leader Ibrahim Rugova a cru que la non-violence triompherait dans son pays comme en Inde quelques décennies plus tôt. Ibrahim Rugova pense que les Occidentaux vont se détourner de leurs querelles d'épiciers et défendre les idéaux démocratiques avec autant de vigueur qu'ils en mettent à promouvoir l'euro ou les intérêts de la banane martiniquaise. Il doit déchanter devant l'étonnante mansuétude dont bénéficie Milosevic de la part des Européens et en particulier du président français. François Mitterrand devient célèbre pour une phrase d'anthologie : "Il ne faut pas ajouter la guerre à la guerre".

Milosevic frappe le Kosovo en mars 1998 avec une violence jamais encore atteinte depuis le début de la guerre en ex-Yougoslavie. 40.000 policiers serbes ratissent la province et font plus d'une centaine de victimes. L'agression serbe donne corps au mouvement indépendantiste et à la mystérieuse UCK (Armée de Libération du Kosovo).

Le 15 janvier 1999, le massacre de 45 musulmans dans le village de Raçak, dans des conditions troubles, scandalise l'opinion occidentale et entraîne l'ouverture de négociations à Rambouillet. Leur échec conduit l'OTAN à entrer en jeu. Les Occidentaux invoquent l'urgence de prévenir des exterminations massives de civils pour intervenir au Kosovo sans attendre l'aval de l'ONU. La province devient dès lors un protectorat de l'OTAN, tout en restant nominalement sous la souveraineté serbe.

Pendant ce temps, le Monténégro multiplie les initiatives d'émancipation grâce à l'habileté de son président, Djukanovic.

En Serbie même, l'espoir renaît avec les élections présidentielles du 24 septembre 2000 qui portent au pouvoir un austère professeur de droit constitutionnel de 56 ans, nationaliste autant qu'anticommuniste, Kostunica. Belgrade explose de joie et le régime national-communiste de Milosevic s'écroule en douceur tandis que son chef doit reconnaître sa défaite électorale. Dans le même temps, les militants albanais de l'UCK-M - qui s'inspirent du modèle kosovar - sèment les ferments de la guerre civile en Macédoine.

Le 1er avril 2001, Slobodan Milosevic se rend aux nouvelles autorités de Serbie après 24 heures de siège de sa résidence. Inculpé par le Tribunal de La Haye pour crimes contre l'humanité depuis mai 1999, son statut de président le protégeait de toute poursuite. Il est quelques semaines plus tard transféré à La Haye où le Tribunal Pénal International instruira son procès pendant quatre ans jusqu'à sa mort intervenue le 11 mars 2006, qui interrompt toutes les poursuites engagées contre lui.

Bibliographie



- Sur l'ascension de Milosevic et son lourd passif familial, lire la biographie parue dans le quotidien Le Monde (édition du vendredi 2 avril 1999).
- Sur les racines du drame yougoslave, lire le livre passionné et passionnant de l'universitaire Paul Garde. "Vie et mort de la Yougoslavie" Fayard, 200, 480 p.
- Florence Hartmann. "Milosevic, la diagonale du fou". Gallimard, 2002, 644 p. Collection Folio. Véritable plongée dans l'incroyable engrenage qui a mené à l'horreur, l'enquête de Florence Hartmann permet de comprendre en quoi les innombrables crimes commis ne sont nullement une conséquence des conflits successifs mais bien leur but réel.
- Vidosav Stevanovic. "Milosevic, une épitaphe". Fayard, 2000, 390 p. Traduit par Angélique Ristic. "Les gens ne savent pas ce qu'il y a dans la tête de Milosevic. Moi, je le sais, et c'est pourquoi je ne peux plus dormir". Ces paroles prémonitoires datent de 1987. Milosevic vient de s'installer au pouvoir et la Yougoslavie est au bord d'un chaos qui va durer treize ans. Mais tous ignorent encore de quoi le nouveau président de Serbie est capable. Vidosav Stevanovic, l'auteur de cette biographie en forme d'épitaphe du "Serbe le plus connu de tous les temps", est un écrivain serbe. Adversaire déclaré de Milosevic, il vit en exil à Paris depuis plus de dix ans.
- Thomas Hofnung. "Désespoirs de paix : l'ex-Yougoslavie de Dayton à la chute de Milosevic" Atlantica, 2000, 346 p. Thomas Hofnung a été correspondant de plusieurs médias français en ex-Yougoslavie durant cette période cruciale. Essentiel sur les évolutions de la Bosnie retrouvant difficilement la paix, son livre, qui mêle reportages, témoignage et analyse constitue un document important, même après que la chute de Slobodan Milosevic a ouvert une nouvelle page de l'histoire des Balkans.
- Catherine Samary, Jean-Arnault Dérens. "Les conflits yougoslaves de A à Z". Éditions de l'Atelier, 2000, collection Points d'Appui.


Biographie établie par Hervé Collet, d'après plusieurs sources, dont Hérodote. [URL : http://www.herodote.net/histoire04062.htm]


Lire aussi :
- [URL : 1668]
- Les articles du Courrier des Balkans : [URL : http://balkans.courriers.info/]