Géorgie : commerce extérieur 2005
2012-04-02

Forte progression d'une année sur l'autre

Les importations ont représenté globalement 2 490 millions de dollars en 2005, soit + 34% par rapport à l'année 2004, les exportations 866 millions de dollars, soit + 34% également.

Le premier partenaire commercial de la Géorgie est resté la Russie en 2005 (384 millions de dollars à l'importation et 153 millions de dollars à l'exportation), suivie de la Turquie (283 et 121), de l'Azerbaïdjan (233 et 83) et de l'Ukraine (219 et 37).

Le premier pays partenaire de l'Union Européenne a été l'Allemagne (206 et 28), venaient ensuite la France (97 et 11), la Grande Bretagne (70 et 31), l'Italie (64 et 33), les Pays Bas (53 et 11) et la Belgique (25 et 5).

Les Etats-Unis (146 et 26) se situaient en 6éme position, après l'Allemagne et avant la France.

La Chine était en 10éme position (46 et 5).

L'Iran fermait la marche des principaux partenaires commerciaux de la Géorgie en 2005 (25 millions de dollars à l'importation et 4 millions de dollars à l'exportation).

Analyse des exportations

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Selon les autorités géorgiennes, les exportations 2005 ont été constituées de fer et d'acier (167 millions de dollars), de boissons, d'alcools et de vinaigres (164), de pièces détachées d'aviation (78), de fruits, de noisettes et de melons (76), de pierres précieuses et de perles (39), de minerais et de produits dérivés (38), de fertilisants (35), de sucres (30), de pièces métalliques (30), de pétroles et de produits dérivés (27).

Perspectives 2006

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Le commerce extérieur de la Géorgie devait croître en 2006 au même rythme qu'en 2005, les besoins en termes d'infrastructure (générés en particulier par les privatisations souvent effectuées au profit d'entreprises étrangères) et les besoins en biens de consommation restant forts.

Pourtant les tensions politiques entre Moscou et Tbilissi s'accentuant, le risque "d'asphyxie" de l'économie géorgienne existe : les échanges russo-géorgiens connaîtront cette année une stagnation, voire une baisse.

La "timidité" des échanges avec les pays de la "vieille" Europe ne permettra certainement pas de compenser ces pertes potentielles, les grands travaux de l'oléoduc Bakou - Tbilissi - Ceyhan (conduits par une entreprise anglo - française) étant terminés.

A l'Ouest, l'Ukraine constitue une première possibilité potentielle de compensation à la perte des marchés russes. "Porte" de la Géorgie vers les pays d'Europe centrale et d'Europe du Nord, l'Ukraine connaît elle-même des turbulences politiques qui pourraient contrarier ce dessein.

A l'Est, l' l'Azerbaïdjan (avec son pétrole et son gaz), l'Iran (avec son gaz), voire le Kazakhstan, se substituent déjà pour partie à l'offre russe. Si l'oléoduc B-T-C est opérationnel, si le gaz iranien parvient déjà en Géorgie par l'Azerbaïdjan, le gazoduc B-T-E ne sera réellement en service qu'en 2007. Le gaz kazakh pourrait parvenir à Bakou à l'aide de barges, en attendant qu'un hypothétique gazoduc transcaspien (dont l'étude est financé par l'Union Européenne) se mette en place. Les marchés d'exportation vers ces trois pays restent à développer par la Géorgie.

Enfin bien que la Chine ait affirmé au plus haut niveau vouloir développer ses relations avec la Géorgie dès 2006, un effet retard risque d'accompagner ces décisions.

Singulièrement les échanges entre la Géorgie et l'Arménie ne se développent pas d'une manière significative. Afin d'améliorer cette situation, les deux pays ont décidé récemment de ne plus taxer les véhicules routiers de leur voisin au passage de la frontière commune.

Si l'hypothèque russe pèse sur le commerce extérieur de la Géorgie, elle pèse plus globalement sur son économie. Certains experts, à Moscou, rappellent fort opportunément que les Géorgiens émigrés auraient transféré en 2005 près de 2 milliards de dollars de la Russie vers la Géorgie. D'autres experts, à Tbilissi, minimisent ce montant à 500 millions, pour 2004 il est vrai.


Voir aussi



- [URL : 2165], 21 avril 2006.