Géorgie : Guiorgui Baramidzé, ancien vice-Premier ministre
2013-11-11

Texte initial du 26 juin 2006

Guiorgui Baramidzé effectue d'abord un parcours politique parlementaire dans la mouvance Chévardnadzé. Puis il fonde avec Zourab Jvania l'Union des Démocrates, mouvement d'opposition. Au lendemain de la Révolution des Roses, il devient membre du gouvernement et s'en retire en août 2012 pour se présenter aux élections législatives du 1er octobre. Avec Vano Mérabichvili, et Nika Guilaouri, il détient le record de longévité aux fonctions ministérielles.

Guiorgui Baramidzé est né le 5 janvier 1968 à Tbilissi.

Il sort diplômé de la Faculté des technologies de l'Université Technique de Géorgie en 1992.

En 1991 et 1992, Guiorgui Baramidzé s'implique dans la politique nationale : il est tout d'abord secrétaire exécutif du Parti des Verts de Géorgie et responsable du département "Droits de l'Homme", venant en aide aux populations civiles touchées par le conflit abkhaze. Il participe par ailleurs aux combats militaires.

Le parlementaire



En 1992, il devient membre du Parlement et y restera sans discontinuer jusqu'en 2003 ; il est secrétaire de la Commission des droits de l'homme et des minorités et membre de la Commission de la défense et de la sécurité.

En 1994 il participe à la fondation de l'Union des Citoyens qui soutient Edouard Chévardnadzé, en 1995 il en devient secrétaire général et en 1996 président de ses représentants au Parlement. En paralléle, il obtient à Garmish (Allemagne) le diplôme du Centre europén George Marshall pour l'économie, la défense et la sécurité.

En 1995, il est élu président de la commission d'investigation du Comité parlementaire contre la corruption et participe à l'éboration d'un plan conjoint gouvernement - Nations Unies ; il prend en 1997 la direction d'un Centre d'investigation anti-corruption.

En 1998 et 1999, il est chercheur à l'Institut des études diplomatiques de l'Université de Georgetown aux Etats-Unis ; il travaille avec le sénateur Carl Levin à la Commission des Forces Armées.

En 2000, il est élu président de la Commission de la défense et de la sécurité du Parlement géorgien.

En 2002, Il fonde avec Zourab Jvania, dont il est l'un des proches, l'Union des Démocrates et devient président de ses représentants au Parlement.

Le ministre



Le 27 novembre 2003, au lendemain de la Révolution des Roses, Guiorgui Baramidzé est nommé ministre de l'Intérieur. Le 5 mai 2004, "en battle-dress", aux côtés du Premier ministre Zourab Jvania et à la tête des troupes intérieures géorgiennes, il entre dans Batoumi, la capitale de l'Adjarie, mettant fin à la sécession de fait de cette région (1).

Le 10 juin 2004, il devient le premier civil à occuper le poste de ministre de la Défense en Géorgie (2).

Le 27 décembre 2004, il est nommé vice-premier ministre chargé de l'intégration européenne et euro-atlantique (3).

Du 3 au 17 février 2005, après la mort de Zourab Jvania, il devient Premier ministre par intérim.

Guiorgui Baramidzé est promu ensuite ministre d'Etat, toujours chargé de l'intégration européenne et euro-atlantique (4).

Il assure à nouveau l'intérim du Premier ministre pour une courte période, lorsque Zourab Nogaïdéli est opéré du coeur le 19 avril 2007.

Il est reconduit dans ces mêmes fonctions dans les gouvernements successifs de Lado Gourguénidzé, Grigol Mgaloblichvili et Nika Guilaouri.

Le 24 août 2012, il quitte son poste ministériel pour se présenter aux élections législatives du 1er octobre à Koutaïssi, la métropole de l'Ouest de la Géorgie où siégera le nouveau Parlement.

L'homme



Guiorgui Baramidzé parle géorgien, russe et anglais, et a des notions de français. Il est marié et a un enfant.

Notes

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(1) La reconquête de l'Adjarie s'est pratiquement effectuée sans effusion de sang, le "despote" local, Aslan Abachidzé, ayant accepté la médiation russe et un exil doré à Moscou.

(2) En janvier 2005, un incident public oppose Guiorgui Baramidzé à Irakli Okrouachvili après que le second ait succédé au premier au poste de ministre de la Défense. L'incident attribué à la découverte de corruption au sein de l'armée géorgienne, nécessite le retour d'Ukraine de Mikheil Saakachvili. Certains analystes politiques géorgiens y ont vu une phase de la guerre entre "le clan Jvania" et le clan "Saakachvili".

3) Ses positions pro-occidentales sont affirmées : il souhaitait obtenir pour la Géorgie une invitation à entrer dans l'OTAN en 2008 et le lancement des négociations pour entrer dans l'Union européenne en 2015. Il critique parfois ses amis européens pour leur manque de fermeté vis-à-vis de la Russie, lorsqu'elle soutient les sécessionnistes abkhazes et ossètes.

Guiorgui Baramidzé a été l'un des premiers à exprimer l'idée que la Géorgie devait se retirer de la Communauté des Etats Indépendants, organisation sous contrôle russe, bâtie avec les pays de l'ex-URSS à l'exception des pays baltes.

(4) Au titre de ministre d'Etat chargé de l'intégration européenne et euro-atlantique, Guiorgui Baramidzé a rencontré régulièrement depuis 2004 le Secrétaire général de l'OTAN, les membres de la Commission de l'OTAN chargée d'évaluer la situation du Caucase Sud (Frank Cook en particulier) et les représentants des pays membres de l'Alliance Atlantique (comme les Etats-Unis, la Lituanie, la Pologne, la Roumanie).

Il a rencontré également régulièrement les représentants de l'Union européenne, comme le Haut Représentant aux Affaires étrangères et à la Politique de Sécurité, ou le ministre délégué aux affaires européennes, ainsi que les parlementaires européens.

A plusieurs reprises, il a accompagné en Europe le président de la République, Mikheil Saakachvili, et Nino Bourdjanadzé lorsqu'elle était présidente du Parlement.

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Sources multiples :

- biographie officielle,

- médias géorgiens dont Civil Georgia.




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Voir aussi

:

- [URL : 2301]

- [URL : 2561]

- [URL : 2562]

- [URL : breve1396].