Généralités sur l'économie slovène
2004-08-02

Au carrefour des chemins commerciaux et culturels, la Slovénie a toujours su assurer son essor économique. Sa position géographique avantageuse ainsi que son orientation vers l'extérieur, la stable croissance du PNB, sa solvabilité et le facteur de risque en constante diminution, font qu'aujourd'hui la Slovénie est l'un des pays en transition les plus performants. Son économie est développée, prospère et moderne, ses consommateurs sont exigeants et ses entreprises sérieuses et avancées.

La Slovénie a privatisé son économie, maîtrisé l'inflation et la croissance des salaires, jugulé l'augmentation du chômage, introduit la taxe sur la valeur ajoutée et reformé le système de retraites et de protection sociale. En modernisant son système fiscal et renforçant sa monnaie, elle envisage rejoindre l'Union économique et monétaire vers 2005. Très ouverte à l'extérieur, la Slovénie maintient dans les relations économiques internationales une approche globale, donnant tout de même la priorité à la coopération économique avec les pays de l'UE (62 % des exportations slovènes) et les pays de l'ancienne Yougoslavie (17 % des exportations slovènes).

Ses principaux clients sont l'Allemagne (26,4 %), l'Italie (13,4 %), la Croatie (8,1 %), la France (7,3 %) et l'Autriche (7 %). Ses principaux fournisseurs sont l'Allemagne (18,8 %), l'Italie (17,3 %), la France (11,5 %), l'Autriche (8,2 %) et la Croatie (3,5 %). Les exportations de ces pays représentent 8 % du total des exportations des biens et les importations presque 10 % de toutes les importations des biens. Les investisseurs étrangers les plus importants sont : l'Autriche, la France, l'Allemagne, l'Italie et les Etats-Unis, tandis que la Slovénie a investi majoritairement dans la Croatie, l'Allemagne, l'Autriche, le Royaume-Uni et l'Italie.

Au plan extérieur, la croissance des exportations dépasse celle des importations, ce qui a contribué à maintenir le déficit dans la balance courante en dessous de 1 % du PNB. Bien qu'ouverte vers l'étranger, elle tarde à s'ouvrir elle-même, reste lente en privatisation des entreprises publiques, notamment les banques (en 2002 il y a eu du progrès en ce qui concerne l'ouverture aux capitaux étrangers) et les compagnies d'assurance. La Slovénie a été le premier pays de l'Europe centrale et orientale à ouvrir une bourse des valeurs et le pays qui, selon l'opinion des experts de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire international, dans le domaine monétaire a atteint le niveau des pays occidentaux.

L'agriculture, qui est en Slovénie une activité de petits propriétaires, ne joue au plan macro-économique qu'un rôle très limité, apportant tout de même au pays une structure indispensable pour préserver un habitat encore largement rural et à soutenir nombre d'activités de services (tourisme, artisanat). La Slovénie exprime une tendance a préserver une agriculture traditionnelle en la modernisant dans un sens de taille humaine. Dans les années à venir elle envisage de moderniser et améliorer la compétitivité dans les secteurs bancaire et des assurances, capitaliser davantage la bourse, finir la reforme du marché des capitaux et élever les investissements. Il lui reste aussi à développer l'infrastructure dans les domaines de l'énergie, des transports et des télécommunications.

La structure de l'économie slovène selon la participation au PNB était en 2001 :

- Industrie manufacturière : 26,8 %
- Immobilier, location et immobilier d'entreprise : 12,1 %
- Commerce, réparation véhicules à moteur : 11,4 %
- Transport, stockage de marchandises, communication : 7,7 %
- Services (gestion publique, défense, assurance sociale) : 5,6 %
- Éducation, santé, sécurité sociale : 5,6 %
- Médiation financière : 4,4 %
- Approvisionnement en énergie électrique, en gaz : 3,3 %
- Hôtellerie : 3,2 %
- Agriculture, chasse, économie forestière : 3,1 %
- Autres services : 3,8 %