La Géorgie n'entend pas acheter du gaz russe facturé 230 dollars les 1000 mètres cubes (2006)
2012-04-02

La Géorgie n'a pas l'intention d'acheter du gaz russe au prix de 230 dollars les 1.000 mètres cubes, a annoncé le premier ministre géorgien, Zourab Nogaïdeli, qui s'entretenait avec des journalistes à l'issue d'une visite effectuée samedi à la centrale hydroélectrique de Garbadani.

"S'il s'agit d'un prix commercial identique pour tous les pays de la région, alors nous le paierons. Mais s'il s'agit d'une opération punitive contre la Géorgie, alors nous ne le paierons évidemment pas", a-t-il déclaré.

Le chef du gouvernement a confirmé que Tbilissi menait des négociations avec la Turquie, l'Azerbaïdjan et l'Iran au sujet de livraisons de gaz à la Géorgie.
"Les pourparlers prendront fin prochainement et alors nous choisirons parmi ces trois partenaires éventuels en fonction des prix et des quantités de gaz proposés", a indiqué Zourab Nogaïdeli.

Un représentant de Gazprom avait déclaré jeudi à RIA Novosti qu'en 2007 le prix du gaz russe livré à la Géorgie pourrait être relevé, passant de 110 à 230 dollars les 1.000 mètres cubes.

Un faible impact sur l'économie géorgienne, selon une agence spécialisée



Selon l'agence internationale de notation Standard & Poor's (S&P), le relèvement du prix du gaz russe de 110 à 230 dollars les 1.000 mètres cubes en 2007 n'aura probablement qu'un faible impact sur la croissance réelle de l'économie géorgienne.

Dans un communiqué de S&P, il est indiqué que ses estimations étaient fondées sur des importations de gaz fixées à 1,7 milliard de mètres cubes, ce qui, à raison de 230 dollars les 1.0000 mètres cubes, portera la facture à 391 millions de dollars.
"Cette somme est supérieure de 204 millions de dollars à la somme qui avait été calculée sur la base de l'ancien prix, ce qui représente 2,9 % du PIB. Quoi qu'il en soit, les autorités géorgiennes s'attendaient à ce relèvement des tarifs et elles avaient par précaution pris des mesures en vue de s'assurer des sources d'approvisionnement alternatives, y compris en remettant en service des gazoducs d'autres pays", relève-t-on dans le communiqué.

"De plus, Saktsementi, l'un des plus gros consommateurs de gaz en Géorgie, envisage de passer au charbon en cas d'augmentation du prix du gaz, ce qui réduirait d'environ 300 millions de mètres cubes la quantité de gaz à importer (1 % du PIB en prix nouveaux).

Dans le même temps S&P relève que la crise qui sévit dans les relations entre les gouvernements géorgien et russe ainsi que le blocus commercial et des transports entre les deux pays pourraient causer un préjudice plus sérieux à l'économie dans son ensemble et accroître l'indétermination politique.


Ria Novosti/4 novembre 2007