La partie de bras de fer entre la Biélorussie et la Russie sur les livraisons de gaz se termine par un accord (janvier 2007)
2012-02-27

Pour mémoire, la Biélorussie avait interrompu le transit de pétrole russe vers l'Europe par l'oléoduc Djoujba dans la nuit du 7 au 8 janvier 2007, en exigeant de la Russie le versement d'une taxe douanière sur le pétrole transporté par les oléoducs biélorusses, dont le montant était fixé à hauteur de 45 dollars la tonne à partir du 1er janvier 2007. Cf. [->2282]

Le 10 janvier, le président russe, Vladimir Poutine, a examiné par téléphone avec son homologue biélorusse, Alexandre Loukachenko, les problèmes du transit de pétrole via la Biélorussie. Le jour même, la Biélorussie a supprimé cette taxe. Les livraisons vers l'Europe ont repris par la suite.

Moscou et Minsk ont signé vendredi 12 un accord intergouvernemental sur l'exportation de pétrole et de produits pétroliers vers la Biélorussie établissant la taxe à l'exportation au niveau de 53 dollars la tonne. Cet accord a été signé au terme de négociations difficiles de deux jours appelées à réglementer la coopération économique russo-biélorusse dans l'exportation de pétrole et de produits pétroliers. "Nous aurons 53 dollars par tonne de pétrole exporté vers la Biélorussie", a indiqué le Premier ministre russe, Mikhaïl Fradkov, au terme des entretiens avec son homologue biélorusse Sergueï Sidorski.

Le Haut représentant de l'UE pour la politique extérieure et de sécurité commune, Javier Solana, a salué la signature par Moscou et Minsk d'un accord sur le transit de pétrole russe, dans une déclaration parvenue samedi à RIA Novosti. Il s'agit d'une bonne nouvelle pour les deux pays, mais aussi pour l'Union européenne, a-t-il indiqué. M. Solana a également souhaité que la Russie et l'UE parviennent à une meilleure compréhension mutuelle concernant les principes de base d'un futur partenariat énergétique UE-Russie.

De son côté, le ministre russe du Développement économique et du Commerce, Guerman Gref, a déclaré samedi 13 aux journalistes que la Russie essayait de créer un système sûr de livraisons d'énergie. Il a reconnu que la crise énergétique entre la Russie et la Biélorussie avait eu un impact négatif sur la réputation de Moscou en tant que fournisseur fiable d'énergie, mais les partenaires européens se rendent compte, selon lui, que ce n'est pas la faute de la Russie.

M. Gref s'est dit convaincu que la Russie conserverait son statut de fournisseur fiable et que la situation ne se répéterait pas dans l'avenir. Il a également souligné le nécessité de diversifier les voies d'exportation de produits énergétiques.

Source : diverses dépêches de Ria Novosti