Une rencontre de Centraider à Tours : "Education au développement et solidarités au sein de l'Union européenne" (2007)
2012-12-11

Compte rendu de la rencontre sur le thème :

« Education au développement et solidarités au sein de l'Union européenne »

, qui s'est tenue à Tours, mercredi 18 octobre 2006 à l'initiative de « Centraider » dans le cadre de la
Commission « Europe de l'Est »

Rappel du déroulement de la journée


- 9 h 30/10h : Accueil des participants et café
- 10 h/11 h 30 : Education au développement. Définition, cadre général, plateforme Educasol
- 11h30/12h30 : Echanges, débat
- 12 h 30/14 h : Déjeuner
- 14h/15h : Quel engagement des collectivités dans les PECO ? Partenariat, fonds structurels européens, exemples
- 15h/16h : Echanges, débat
- 16h/16h30 : Clôture des travaux et nouvelles perspectives de travail

Intervenants


- Laurence RIGOLLET, Chef de projet, Plateforme Educasol
- Rémy DEGOUL, Président du COLISEE (Comité de Liaison pour la Solidarité avec l'Europe de l'Est)

La séance débute à 10 h par une allocution de bienvenue de Stéphanie Chapuis, qui représente Christian Sobac, reponsable de la Commission Europe de l'Est et accueille aujourd'hui les participants à Tours, dans le cadre des travaux de la Commission.

L'éducation au développement et à la solidarité internationale (EAD SI)



Laurence Rigollet présente rapidement Educasol (cf. [URL : 2311]), puis elle introduit le thème qui nous réunit aujourd'hui. On ne peut plus vivre dans une société mondialisée comme la nôtre sans avoir un regard sur l'extérieur, d'où le rôle de l'éducation au développement et à la solidarité internationale (EAD SI). Cf. [URL : 2310]

L'engagement des collectivités dans les PECO



Au retour de la pause déjeuner, nous accueillons Rémy Degoul, président du COLISEE (Comité de Liaison pour la Solidarité avec l'Europe de l'Est), qui entame la discussion avec un bref historique de la création du COLISEE.

Au début des années 90 existait le Fonds européen pour la liberté d'expression, qui appuyait et finançait trois axes : les médias, la démocratie locale et le développement de la vie associative. Le début de la guerre dans les Balkans a fait croître considérablement les demandes de subvention pour l'Europe de l'Est. Le Ministère des Affaires Etrangères français s'est alors rapproché du Fonds européen, dans l'idée d'obtenir des informations sur le mouvement associatif français intervenant à l'Est.

En 1994, le COLISEE, qui vient juste de voir le jour, organise une conférence intitulée « Y a -t-il une politique française à l'Est ? ». Au même moment, l'Assemblée Nationale émet le souhait de créer un répertoire des ONG ayant des actions à l'Est. C'est donc tout naturellement que les activités du COLISEE se mettent en place, le lettre d'information étant diffusée à près de 5000 exemplaires.

Aujourd'hui, l'Europe ne constitue plus la priorité des élus français et les subventions pour les associations oeuvrant à l'Est en pâtissent sérieusement…

Mais, cela ne veut pas dire que les relations avec l'Est ont cessé, bien au contraire ! L'Europe se construit au niveau local, à travers partenariats et conventions entre collectivités, entre autres. Pour exemple, Rémy Degoul présente la démarche du Conseil général du Loiret qui, après une tentative de jumelage échouée avec l'Afrique, s'est tourné vers le COLISEE pour étudier les possibilités de jumelage avec un pays d'Europe de l'Est. Après un travail en concertation de près d'un an, le Conseil général du Loiret a signé un accord de coopération avec une collectivité roumaine. Une mission sur le terrain a permis de faire ressortir trois axes de travail : éducation (université), médical et économique (informatique).
De nouvelles relations entre l'Est et l'Ouest voient donc le jour !

Rémy Degoul aborde ensuite la question des fonds structurels européens, qui ont connu un taux d'utilisation inférieur à 50 % sur la période 2000-2006… Il semble que les élus s'effacent face à la complexité de montage de tels dossiers et que les associations ne soient pas formées suffisamment.

Pour plus d'informations, on peut consulter le rapport du Haut Conseil de la Coopération Internationale de septembre 2002 sur la place du secteur non gouvernemental dans les relations avec l'Est ([URL : www.hcci.gouv.fr])
et on peut aussi se mettre en contact avec plusieurs lieux ressources, comme les points Europe (Maison de l'Europe à Tours), l'Association Française des Communes et Régions d'Europe ([URL : www.afccre.org]), Cités Unies France
([URL : www.cites-unies-france.org])...

À titre indicatif, en région Centre, sur une enveloppe de 305 millions d'euros, 65 % des fonds structurels européens ont été utilisés. Pour la prochaine période - 2007/2013 - plus de 297 millions d'euros sont prévus (voir les contrats de plans État-Région).

Après avoir insisté sur le rôle de la culture en matière de développement local, Rémy Degoul nous informe de sa volonté de monter en France un festival des musiques d'Europe Centrale et orientale.

La séance se termine autour de l'idée de créer, en région Centre, un collectif Europe qui pourrait travailler sur des axes géographiques et thématiques (culturel, social, éducation) et qui remplirait localement trois objectifs :
- Se faire entendre par les élus et les institutions
- Être reconnu comme interlocuteur privilégié
- Déposer des projets fédérateurs.

L'idée est séduisante, à méditer…

Contact

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- CENTRAIDER
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- Tél. 02 54 80 23 09
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