L'ambassade de Géorgie en France
2013-12-11

Coordonnées



Ambassade et services consulaires :
- 104 avenue Raymond Poincaré, 75116 Paris (Métro : Victor-Hugo).
- Tél. 01 45 02 16 16
- Fax 45 02 16 01
- Courriel : [URL : ambassade.georgie@mfa.gov.ge]

Consulat honoraire :
- 32 rue soeur Bouvier, 69005 Lyon
- Tél. 06 75 12 26 62.
- Courriel : [URL : consulat.georgie@gmail.com]

Les ambassadeurs



L'ambassade, ouverte après le retour à l'indépendance de la Géorgie en 1991 et la restauration des relations diplomatiques entre la France et la Géorgie le 21 août 1992, a connu quatre titulaires différents :

- du 20 novembre 1993 au 17 février 2004,

M. Gotcha Tchogovadzé

(Gocha Chogovadze) (1), physicien et membre de l'Académie des Sciences de Géorgie. Il a fait connaître la culture géorgienne en France durant une décennie, en facilitant les manifestations artistiques (concerts, expositions, lecture de poèmes avec traduction). Dans ses fonctions de représentant à l'UNESCO, il a fait reconnaître les chants polyphoniques géorgiens comme partie du patrimoine oral et immatériel de l'humanité (2001).

- du 19 février au 6 juillet 2004,

Mme Lana Gogobéridzé

(Lana Ghoghoberidze) (2), représentante de la Géorgie au Conseil de l'Europe à Strasbourg, avant février et après juillet 2004. Cinéaste innovante de l'époque soviétique, elle s'est ralliée à la "Révolution des Roses" en novembre 2003. Maintenue en poste, elle prend une sorte d'intérim à Paris, intérim d'importance car il couvre la première visite officielle du président Saakachvili en France.

- du 6 septembre 2004 au 15 janvier 2007,

Mme Natia Djaparidzé

(Natia Japaridze) (3), professeur de civilisation et de littérature françaises à l'université de Tbilissi et ancienne responsable de la délégation du Conseil de l'Europe en Géorgie. Elle prend la responsabilité de l'ambassade durant une période difficile, à la suite d'une longue vacance de poste. Elle conclut les négociations d'adhésion de la Géorgie à l'Organisation Internationale de la Francophonie. Elle facilite, elle aussi, la diffusion de la culture géorgienne en France et les actions de coopération décentralisée française vers la Géorgie (Eure, Lyon). Elle fait participer la Géorgie en 2006 au Salon Mondial du Tourisme à Paris. Tout comme ses prédécesseurs, elle ne règle pas le retour à l'Etat géorgien de la propriété d'exil des responsables de la Ière République de Géorgie, à Leuville-sur-Orge, achetée en 1922 avec les fonds publics géorgiens.

- du 15 janvier 2007 au 5 octobre 2012,

M. Mamuka Kudava

(Mamouka Koudava en prononciation française) (4), ancien vice-ministre de la Défense. Il possède une forte expérience diplomatique. Ancien chargé d'affaires dans la délégation géorgienne auprès de l'OTAN (ère Chévardnadzé), il a été responsable du département États-Unis au ministère géorgien des Affaires étrangères et a participé à de nombreuses négociations internationales (ère Saakachvili). Mamuka Kudava remet ses lettres de créance le 30 mars 2007 au président français Jacques Chirac et le 11 avril 2007 au directeur général de l'UNESCO Koïchiro Matsuura. Il porte à l'origine le titre d'Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire en France, au Portugal et à Monaco, et de délégué permanent auprès de l'UNESCO, plus tard le Portugal disposera de sa propre ambassade.

- à compter du 13 mai 2013,

Mme Ecateriné Siradzé Delaunay

, ancienne directrice générale d'une organisation non-gouvernementale et ancienne consultante d'organisations internationales, sur proposition du gouvernement, approbation par le président de la République et vote favorable du Parlement géorgien, sous réserve de l'acceptation des lettres de créance par la République française (5).

Le personnel de l'ambassade



Appartiennent, ou ont appartenu, à la représentation géorgienne auprès de la France et de l'UNESCO, notamment David Dgebuadze, Vakhtang Djaochvili (nommé depuis ambassadeur en Israël), Gocha Javakhishvili (Gotcha Djavakhichvili), Eka Enukidze, Zourab Eristavi (nommé depuis ambassadeur pour la Jordanie, le Liban et l'Irak), Bessarion Jghenti, Tea Karchava, Levan Kekhuashvili, Nani Kvachadze, Nathéla Laguidze, Paata Machavariani, Tinatin Mirolova, Nika Nikolaishvili, Nodar Nutsubidze, Kakha Shaishmelashvili, Ambrossi Titbéridzé, Giorgi Tsikarishvili, George Tushmalishvili, Vladimir Zaridzé. Il convient de noter que les nominations les plus récentes ont souvent concerné la "jeune génération" qui a fréquenté les Universités ou les grandes Ecoles françaises au titre d'étudiant étranger.

Au 1er novembre 2010, les titulaires sont les suivants

- Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire : M. Mamuka Kudava

- Ministre conseiller : M. Gocha Javakhishvili

- Consul : M. Giorgi Tsikarishvili

- Premier conseiller : Mme Eka Enukidzé

- Premier conseiller : M. Paata Machavariani

- Conseiller : M. George Tushmalishvili

- Premier secrétaire : Mlle Tea Karchava

L'ambassade compte 12 personnes, dont 7 diplomates.

Le fonctionnement



Les missions générales



Lors de la guerre russo-géorgienne d'août 2008, l'ambassade a joué un rôle particulier sur le plan diplomatique, la France exerçant la présidence de l'Union européenne.

Au delà de ses missions traditionnelles, diplomatie, promotion des accords de coopération France - Géorgie, promotion du tourisme en Géorgie, promotion de la culture géorgienne en France, développement des relations avec les diasporas géorgiennes en France, elle a entrepris un effort particulier de communication auprès des cercles de réflexion (think thank), des médias et de l'opinion publique française :

- conférence de presse de Mikheïl Saakachvili, en langue française, à partir de Tbilissi en duplex à Paris,

- interventions du président géorgien dans les médias, en langue française, y compris dans les émissions humoristiques (télévision Canal +),

- conférences de ministres d'Etat, chargé de l'intégration européenne et euro-atlantique, Guiorgui Baramidzé (Abkhazie et candidature à l'OTAN) ou chargé de la Réintégration, Temur Iakibashvili (guerre russo-géorgienne),

- présentation, en langue française, du livre d'interview du président géorgien par Raphaël Gluksmann "Je vous parle de liberté",

- interventions de l'ambassadeur Mamuka Kudava dans les médias, en langue française (radio France Inter, télévision France24, Centre de la Presse Etrangère ...).

Par ailleurs, le site Internet de l'ambassade a été rénové et une lettre d'information, toujours en langue française, est publiée depuis novembre 2008.

Les questions consulaires



Elles sont traitées à l'ambassade, par un Consul.

Depuis le 15 juin 2005, les citoyens français (comme ceux de l'Union européenne) n'ont plus besoin de visa pour les séjours en Géorgie de moins de 90 jours.

La France observe les recommandations de la Mission d'Adoption Internationale et déconseille à ses ressortissants d'initier des démarches d'adoption avec la Géorgie (Convention de la Haye du 23 mai 1993).

Un Consulat honoraire a été mis en place en région Rhône-Alpes. Il est dirigé par Yvan Lalanne Berdouticq.

Les communautés géorgiennes en France



A mi-2009, la population géorgienne, ou d'origine géorgienne, résidant en France varie selon les estimations de 5 000 à 15 000 personnes. Elle est composée d'un premièr segment de population issu des immigrations politiques des années 1920 et 1940, et "francisée" (quelques milliers). Le deuxième segment est composé de la population immigrée des années 1990 pour raison de guerre civile à Tbilissi et pour raisons politiques, partiellement "francisée" (moins d'un millier). Le troisième segment est composée de citoyens géorgiens, régulièrement installés en France depuis les années 2000, pour raisons "professionnelles", scientifiques, artistes, étudiants, diplomates, hommes d'affaires (plusieurs milliers). Le quatrième segment est composé de citoyens géorgiens immigrés en France depuis les années 2000, à qui l'OFPRA a accordé le statut de réfugiés politiques en France (plusieurs milliers). Le dernier segment est constitué des populations immigrées clandestinement, pour raisons économiques (difficile à quantifier).

Cette dernière question était devenue sensible à partir de mi-2005, date à partir de laquelle la France n'accordait plus d'asile politique aux citoyens géorgiens considérant que le niveau de démocratie instauré en Géorgie ne le justifiait plus. Les autorités françaises ayant souhaité au plus haut niveau l'obtention "rapide" de visas pour l'expulsion des citoyens géorgiens entrés illégalement en France (entretiens Nicolas Sarkozy et Mikheïl Saakachvili), les ministres français successifs de l'Intérieur et des Affaires étrangères ainsi que leurs homologues géorgiens avaient dû se mobiliser. L'ambassade de Géorgie en France avait réorganisé son Consulat, : début 2009, il délivrait chaque mois 15 à 20 de ces visas "rapides" pour expulsion.

Une nouvelle donne est apparue en novembre 2009 lorsque la Géorgie a été retirée de la liste des "pays sûrs" de l'Office français de protection et des réfugiés apatrides : désormais les ressortissants géorgiens demandeurs d'asile bénéficient de 100 jours pour voir aboutir leur requête, soit auprès de l'OFPRA, soit auprès de la CNDA (Cour nationale des demandeurs d'asile) en cas de recours. Les visas "rapides" ne revêtent plus la même importance.

Notes



(1) [URL : 3986]

(2) [URL : 2527]

(3) [URL : 1569]

(4) [URL : 2396]

(5) [URL : 4370].



Voir aussi



- [URL : 2317]

- [URL : 2318]

- [URL : 2319]

- accès site Internet de l'ambassade :

[URL : http://ambassadegeorgie.fr/]

[URL : http://france.mfa.gov.ge/index.php?lang_id=FRA&sec_id=429]

[URL : http://embassy.mfa.gov.ge/index.php?lang_id=FRA&sec_id=429]

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