Fiche technique Transnistrie
2011-11-24

Fiche technique



La Transnistrie ("capitale" : Tiraspol) est une partie de la République de Moldavie, longeant la rivière Dnistr, qui s'est autoproclamée indépendante à la suite d'un conflit armé, intervenu au moment de l'éclatement de l'URSS. Ce conflit a son origine dans la volonté des dirigeants moldaves de rattacher la Moldavie à la Roumanie dans les années 1990. La responsabilité en revient largement à Gorbatchev qui a laissé se développer la possibilité de séparatismes dans beaucoup de régions de l'ancienne Union soviétique.

Après la victoire des sécessionnistes russes et ukrainiens, majoritaires à environ 60 % dans ce territoire et largement aidés par l'armée russe, les positions se sont cristallisées autour d'un "statu quo" qui ressemble à celui qui s'est instauré au Haut-Karabagh : la Transnistrie possède depuis quelques années une indépendance de fait. Elle s'est dotée d'une constitution, d'un président, d'un gouvernement, d'un Parlement, d'une armée spécifique et d'un système de douanes autonomes. Mais elle n'est pas reconnue internationalement.
On y trouve deux chambres législatives : la Chambre des députés, qui comporte 32 sièges et la Chambre des Représentants (Sénat), avec 35 sièges.
Avant le conflit, le pays comptait environ 750.000 habitants, dont la majorité étaient slaves, c'est à dire russes et ukrainiens. Ils seraient moins de 600.000 aujourd'hui.

La Transnistrie a un régime "présidentiel", de style autoritaire. Le président Boris Smirnov dispose dans les faits de tous les pouvoirs et ne rencontre pas d'opposition sérieuse et structurée.

Politiquement, la situation est bloquée. Le nouveau président communiste, M. Voronine, a tenté dans les premiers mois de son mandat de trouver une solution avec M. Smirnov. Il propose de donner à ce territoire une très large autonomie dans le cadre d'un système de type fédéral, mais les autorités de Tiraspol refusent ce statut, en exigeant une confédération, c'est à dire une quasi - indépendance, solution qui est rejetée à la fois par le gouvernement de Chisinau et la communauté internationale.