Kirghizstan : la formation d'un gouvernement "d'union nationale" serait sur le point d'aboutir (avril 2007)
2010-04-13

La formation d'un gouvernement de coalition au Kirghizstan est pratiquement terminée, a déclaré le premier ministre du pays, Almaz Atambaïev, chargé par le président Bakiev de remplir cette mission.

"Ce gouvernement a été formé par les autorités et l'opposition", a-t-il précisé mercredi, en répondant aux questions des journalistes.

Il a fait savoir qu'en invitant l'opposition à prendre part au nouveau cabinet, il ne s'attendait pas à y voir les leaders des partis politiques.

"Le gouvernement doit être composé de professionnels", a ajouté M. Atambaïev, après avoir constaté que plusieurs partis politiques avaient présenté leurs candidatures aux postes de vice-ministres.

En même temps, selon le premier ministre, "de nombreux opposants ont peur de venir travailler au gouvernement, car ils ignorent les conséquences possibles des événements du 11 avril", date où l'opposition envisage de lancer des "actions de masse" à durée illimitée.

D'après M. Atambaïev, il a délibérément laissé vacants "quelques postes clés" dans l'espoir de les confier aux opposants s'ils décident de faire partie du nouveau cabinet.

Le gouvernement de coalition, dont le président Bakiev a confié la formation la semaine dernière au leader des sociaux-démocrates et ex-coprésident du mouvement oppositionnel "Pour les réformes", Almaz Atambaïev, est pratiquement en place. Seuls les postes de deux vice-premiers ministres, de ministre de la Justice et de présidents de certains comités et agences nationales sont vacants.

"Inutile de penser que je suis seul dans le nouveau gouvernement: je suis assisté d'une très forte équipe composée de ceux qui partagent mes idées. Je m'appuie sur une force impressionnante", a déclaré M. Atambaïev.

Cependant, des analystes politiques constatent que le nouveau cabinet est composé pour moitié de ministres qui ont siégé au gouvernement précédent. Quant à ceux qui viennent d'être nommés, ils n'ont jamais entretenu de liens avec les mouvements d'opposition. De leur côté, les leaders de la plupart des partis politiques et des parlementaires opposés au régime ont refusé de faire partie du cabinet formé à l'initiative du président Bakiev.

RIA Novosti/Bichkek, 4 avril 2007