Communiqué de l'Elysée après la rencontre présidentielle franco - géorgienne du 13 juin 2007
2013-12-11

Déclaration du porte-parole de la présidence de la République française (13 juin 2007).

Le président Sarkozy a évoqué avec M. Mikheïl Saakachvili, Président de la République de Géorgie, les projets de coopération en matière d'énergie nucléaire civile. Il a dit qu'il comprenait les projets géorgiens, leur rationalité économique mais aussi environnementale. Il a indiqué que la France était disponible pour s'impliquer dans ces projets.

S'agissant de la défense, il a souligné que la France était prête à aider l'armée géorgienne en rappelant que c'est déjà ce que font les instructeurs de l'armée française auprès du Centre de formation des troupes de montagne géorgienne. Le Président a indiqué qu'il était, bien entendu, disposé à poursuivre cette coopération.

Il a confirmé son appui pour poursuivre la réorganisation du ministère de l'intérieur géorgien en plaçant un assistant technique français au côté du Président géorgien.

Enfin, il a indiqué qu'il était très satisfait du projet de l'école bilingue franco - géorgienne à Tbilissi.

Ils ont évoqué ensemble la question du Kosovo. Puis le président de la République a discuté le sens de sa proposition. Ils ont également évoqué la relation avec la Russie.

Le Président de la République a indiqué à son homologue qu'il souhaite renforcer les relations entre la France et la Géorgie. L'amitié personnelle qui lie les deux Présidents doit, selon le chef de l'Etat, Faciliter ce rapprochement.

Réactions à Tbilissi le 13 juin au soir

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(1) Le porte-parole du ministère géorgien des Affaires étrangères déclarait "La France reconnait incontionnellement l'intégrité du territoire de la Géorgie et exclut l'application universelle du précédent possible du Kosovo, et particulièrement en relation avec les conflits sur le territoire de la Géorgie", traduction de la version anglaise "France unconditionaly recognises territorial integry of Georgia and excludes universal application of possible precedent of Kosovo, and particulary in relation to the conflicts on the territory of Georgia".

(2) Sur la foi des télévisions nationales et privées géorgiennes présentes à l'Elysée, les médias géorgiens rapportaient que l'opinion circulait à Paris du soutien de Nicolas Sarkozy à l'adhésion de la Géorgie à l'OTAN, contrairement à son prédécesseur.