Géorgie : estimations démographiques au 1er janvier 2006
2007-06-15

La population résidente sur le territoire géorgien a atteint son point le plus haut le 1er janvier 1992 (5 467 400 habitants) pour atteindre ensuite son point le plus bas le 1er janvier 2004 (4 315 200 habitants).

Les chiffres publiés le 30 mai 2007 par le Département des statistiques du ministère du Développement économique semblent démontrer que le mouvement migratoire s'est inversé après la "Révolution des roses", grâce en particulier à l'amélioration de la situation économique.

Cette hypothèse reste objectivement fragile.

1)

la population résidente

sur le territoire géorgien contrôlé par les autorités de Tbilissi (donc excluant l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud)

était estimée à 4 401 300

au 1er janvier 2006, 2 310 400 de sexe féminin et 2 090 900 de sexe masculin.

Globalement l'augmentation serait de 1,8% par rapport au 1er janvier 2005 : elle s'expliquerait principalement par le flux migratoire annuel redevenu positif pour la deuxième année consécutive (76 300 entrées en 2005).

Il convient de rappeler qu'en 2002, le nombre d'habitants des principales villes de Géorgie était estimé à 1 073 000 pour Tbilissi, 186 000 pour Koutaïssi, 121 800 pour Batoumi, 116 400 pour Roustavi, 68 900 pour Zougdidi, 49 500 pour Gori, 47 100 pour Poti, 29 800 pour Samtredia, 28 600 pour Khashouri, 28 100 pour Senaki, 24 200 pour Zestafoni, 21 800 pour Telavi et 20 100 pour Marnaouli.

Par ailleurs, à côté des 83,3% de Géorgiens, les minorités ethniques étaient estimées à cette même dernière date à 6,5% pour les Azerbaïdjanais, 5,7% pour les Arméniens, 1,5% pour les Russes, 0,9% pour les Ossètes, 0,5% pour les Kurdes, 0,3% pour les Grecs, 0,2% pour les Ukrainiens, 0,1% pour les Juifs et 0,1% pour les Abkhazes.

2)

la population résidente

au 1er janvier 2006 était répartie en

2 854 700 personnes en âge de travailler

(avec un taux de chômage officiel de 13,8%), 854 900 personnes n'étant pas encore d'âge à travailler et 691 700 personnes n'étant plus d'âge à travailler.

En 2005, la moyenne mensuelle des gains salariaux, ou des traitements, a été de 204 laris (+ 30% par rapport à 2004), avec de fortes distorsions, 93 laris pour un pêcheur, 342 laris pour un fonctionnaire et 1049 laris pour un intermédiaire financier. Le lari vaut environ 0,5 dollar.