Géorgie : la valse des ambassadeurs (18 septembre 2007)
2013-12-08

Cinq ambassadeurs quittent leurs postes, dont les trois derniers nommés sous l'ère Chévardnadzé :

- en

Azerbaïdjan

, voisin stratégique pour la Géorgie. Zourab Goumbéridzé (Zurab Gumberidze) était en poste depuis 1997 : il avait participé aux négociations concernant l'oléoduc BTC et le gazoduc BTE, essentiels pour la Géorgie. Nikoloz Natbilidzé, ex-adjoint au ministre des Affaires étrangères, lui succède, avec l'enjeu de l'approvisionnement à partir de l'Asie centrale et du pipeline NABUCCO, essentiels pour l'Union européenne.

- en

Grèce

, pays à forte immigration géorgienne. Alexandre Tchoumbouridze (Sandro Chumburidze) était en poste depuis 5 années. Irakli Tavartkiladzé (ancien maire de Batoumi, sanctionné semble-t-il par les autorités régionales adjares avec l'appui du pouvoir central géorgien) lui succède.

- en

Ukraine

, pays stratégique pour la Géorgie. Grigol Katamadzé fut nommé ambassadeur pour l'Ukraine, la Moldavie et la Roumanie en 1998. Figure emblématique de la diplomatie géorgienne, il n'hésita pas à contribuer à l'éviction de Salomé Zourabichvili. Mérab Antadzé lui succède ; il appartient depuis plusieurs décennies au ministère géorgien des Affaires étrangères, à la tête duquel il a vu 7 titulaires. Une courte parenthèse le conduisit au poste de ministre d'Etat à la résolution des conflits. Sa mission sera particulièrement délicate vis-à-vis d'un président ukraïnien pro-occidental (et ami de Mikheil Saakachvili) et d'un premier ministre ukraïnien pro-russe (et soutenu par Vladimir Poutine).

Le départ de Kakha Sikharoulidzé (nommé en 2005) de

République tchèque

n'appelle pas de commentaire. Son remplacement par Lado Tchipachvili (Chipashvili), ministre de la Santé, du travail et des affaires sociales jusqu'en août 2007, ressemblerait à un "prix de consolation" selon l'opposition parlementaire géorgienne, le nouveau titulaire n'ayant aucune expérience diplomatique.

Le cas de Maïa Pandjikidzé (Maia Panjikidze) est certainement particulier : attachée à l'ambassade d'Allemagne sous l'ère Chévardnadzé, elle en devient ambassadrice pour l'Allemagne et la Pologne, puis pour l'Allemagne seule sous l'ère Saakachvili. Elle prend la responsabilité de l'ambassade nouvellement créée aux

Pays Bas

, pays d'origine de la Première dame géorgienne Sandra E. Roelofs, épouse Saakachvili.