Paris, AGF : conférences "Vers une nouvelle donne pour la stabilité en Abkhazie" (2008)
2012-03-12

L'Association Géorgienne en France organisait le mercredi 9 avril une conférence de presse à Paris sur l'Abkhazie. Outre Guiorgui Baramidzé, vice-premier ministre, Chota Malachkhia, président de commission parlementaire, et Laurent Vinatier, chercheur, le président Mikheil Saakachvili répondait en direct, de Tbilissi, par vidéo, aux questions des journalistes.

Intervention de Laurent Vinatier

, PhD, chercheur, Institut Thomas More : "La Russie dans le Caucase Sud. Une chasse non gardée."

Intervention de Chota Malachkhia

(Shota Malashkhia), député, président de la Commission parlementaire traitant des questions d'intégrité territoriale :"Les raisons du conflit, la réalité actuelle et les perspectives d'avenir."

Intervention de Guiorgui Baramidzé (1)

, vice-premier ministre, ministre d'Etat à l'intégration européenne et euro-atlantique : "Géorgie. Vers une nouvelle donne pour la stabilité en Abkhazie (2)."

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Le député Chota Malachkhia répondait à une question concernant les ethnies mêlées en Abkhazie et la purification ethnique effectuée contre les Géorgiens, en 1993.

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Le vice-premier ministre Guiorgui Baramidzé répondait à deux questions

- l'option militaire en Abkhazie, absolument exclue selon la partie géorgienne. S'appuyant sur l'exemple de l'Adjarie, revenue pacifiquement dans le giron géorgien en mai 2004, il a précisé que cette région a connu un développement économique plus fort en quatre années que durant les vingt années précédentes.

- la sortie de la Géorgie de la Communauté des Etats Indépendants (réunissant tous les pays de l'ex-URSS à l'exception des pays baltes). Suite à la résolution votée par le Parlement géorgien, elle s'effectuera lorsqu'elle favorisera la résolution pacifique du conflit abkhaze.

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Le président Saakachvili (3) répondait, en langue française, à trois questions :

- la candidature de la Géorgie à l'OTAN. Si le mécanisme de la candidature n'a pas été retenu au sommet de Bucarest le 3 avril, les 26 pays unanimes ont acté le principe que la Géorgie deviendra membre de l'OTAN. Ce qui est nouveau.

- la coopération entre la société civile géorgienne et la société civile française. A partir des coopérations Nantes - Tbilissi, Yonne - Kakhétie, Grand Lyon - Koutaïssi, les sociétés civiles apprennent à se connaître et à s'apprécier. Le nombre de touristes européens a doublé en Géorgie en 2007, il est espéré qu'il triple en 2008.

- le plan de paix pour l'Abkhazie proposé le 28 mars 2008 par la présidence de la République géorgienne : zones économiques franches conjointes pour les districts de Gali et d'Otchamiré, représentation abkhaze au plus haut niveau du pouvoir central (vice-présidence de la Géorgie, avec droit de veto sur les questions abkhazes), droit civil et service des douanes intégrés progressivement.

Notes

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(1) [URL : 2199]

(2) [URL : 2561]

(3) [URL : 1362]