Les associations en Ouzbékistan
2003-04-22

Les associations en Ouzbékistan



L'héritage soviétique a laissé peu de place aux organisations non gouvernementales, au-delà du rassemblement de quelques citoyens autour de coopératives familiales ou de clubs de jardinage. Et pourtant, l'histoire ouzbèque est riche d'institutions civiles, en particulier les "makhallas" et les traditionnels groupements d'artisans et de commerçants pour la fabrication et la distribution de produits. Le développement de la société civile aujourd'hui en Ouzbékistan est un processus qui combine les structures traditionnelles et la recherche de nouvelles formes d'organisation démocratique.

Depuis l'indépendance, plus de 2.300 associations ont été enregistrées par le Ministère de la Justice, parmi lesquelles on compte 70 centres culturels nationaux, 20 fondations ou organismes de collecte de fonds et plus de 40 associations féminines. Certaines d'entre elles ont été créées par l'Etat, mais la majorité est à l'initiative des citoyens. Un grand nombre de ces organismes sont des ONG, au sens occidental du terme. Le fichier informatique de Counterpart Ouzbékistan comprend les données de 462 associations indépendantes qui reçoivent une aide technique et financière de sa part.

La majorité des ONG sont implantées à Tachkent, mais des associations se développent dans la Vallée du Ferghana, ainsi qu'à Samarcande, Boukhara et dans le Karakalpakstan. La composition du milieu associatif est très variée, mais les associations de femmes sont particulièrement actives et efficaces, de même que le secteur de la santé. Dans l'ensemble, les ONG qui travaillent à l'échelon local apparaissent plus performantes que les autres, en dépit de leurs effectifs souvent réduits.

Malgré les efforts réalisés par des organismes tels que le Consortium Counterpart en matière d'information, de promotion et d'aide technique ou financière, un pourcentage important de la population ne connaît pas ou ne s'implique pas dans le milieu associatif ou dans le tiers secteur. Les raisons en sont diverses : insuffisance des infrastructures de communication, difficultés matérielle, manque de cadres, ambiguïté de la position officielle et faible couverture médiatique des activités associatives.*