Géorgie : Grigol Mgaloblichvili, ancien Premier ministre
2013-11-11

Grigol (Gega) Mgaloblishvili

Grigol (Guéga) Mgaloblichvili est né le 7 octobre 1973.

Les études



En 1992, il rejoint la Faculté de Langues étrangères de l'Université d'Istanbul et en sort diplômé en langue turque en 1993.

En 1995, il obtient un Master de langues orientales à l'Université d'Etat de Tbilissi.

En 2002, il rejoint Oxford et en sort en 2003 diplômé en études diplomatiques.

La carrière professionnelle



En 1995 et 1996, il est interprète de la mission commerciale géorgienne en Turquie.

De 1996 à 1998. il est tour à tour attaché, second secrétaire et premier secrétaire au Département des relations avec les pays de l'Ouest au ministère géorgien des Affaires étrangères.

De 1998 à 2002, il rejoint l'ambassade de Géorgie en Turquie au poste de Premier secrétaire, puis de Conseiller politique.

De 2003 à 2004, il est nommé Directeur adjoint du Département Etats-Unis, Canada et Amérique latine au ministère des Affaires étrangères.

Après l'élection de Mikheïl Saakachvili à la présidence de la République, il prend pour quelques mois la responsabilité du Département Europe et Intégration européenne au ministère des Affaires étrangères.

Le 10 août 2004, sur proposition de Salomé Zourabichvili (à l'époque ministre des Affaires étrangères), il remplace Tariel Lébanidzé (figure du régime Chévardnadzé) à l'ambassade de Géorgie en Turquie : il y établit un des records de longévité au poste d'ambassadeur depuis la Révolution des Roses. En octobre 2006, il est élevé au rang honorifique d'Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire.

Le 27 octobre 2008, le président Mikheïl Saakachvili le propose au poste de Premier ministre en remplacement de Lado Gourguénidzé : le 1er novembre, il obtient la confiance du Parlement avec 98 voix pour et 11 contre.

Il structure son discours d'investiture selon deux perspectives,

- à 18 mois, avec un premier plan visant à reconstruire le pays après la guerre d'août 2008, en prenant soin des hommes, de leurs emplois et des réformes économiques et démocratiques nécessaires,

- à 50 mois, avec un second plan orienté vers différents objectifs, dont l'éradication de la pauvreté (750 000 Géorgiens seraient dans ce cas), les retraites à 100 dollars par mois et la baisse drastique du chômage, reprenant ainsi les promesses électorales effectuées le 20 mai 2008 à Koutaïssi par le candidat à la présidence Mikheïl Saakachvili.

Le 5 décembre, le départ du gouvernement de deux ministres particulièrement impliqués par la guerre russo-géorgienne, celui de la Défense et celui des Affaires étrangères, est annoncé. Les ministères de l'Economie, de l'Education et de la Culture changent également de titulaires.

Le 31 décembre, alors que des rumeurs sur sa démission courent à Tbilissi, il part en Allemagne pour examens médicaux : il souffrirait de problèmes reinaux.

Le 12 janvier 2009, il reprend ses fonctions.

Il démissionne le 30 janvier, invoquant son état de santé.

L'homme



Nouveau venu dans la politque, après une carrière diplomatique commencée sous l'ère Chévardnadzé, Grigol Mgaloblichvili ne pouvait s'affranchir ni du Président (il a repris son programme), ni de la situation créée par la guerre russo-géorgienne.

Il aurait du être jugé sur son habilité à "assumer le passé" et à conduire "le changement pour l'avenir", mais surtout sur son efficacité à redresser l'activité économique du pays et à lui faire retrouver une "légitimité démocratique" (liberté de la presse, justice et travail parlementaire en particulier).

En avait-t-il la stature ? Pouvait-il le démontrer dans une fonction de Premier ministre offrant peu de degrés de liberté ?

Les rumeurs de démission qui avaient courues à Tbilissi en décembre 2009, faisaient état de rapports difficiles entre le Président de la république et son Premier ministre. Si elles étaient confirmées, elles indiqueraient que les missions de Premier ministre géorgien ont changé depuis la nomination du premier d'entre eux, Zourab Jvania, au lendemain de la Révolution des Roses, en 2004.

Grigol Mgaloblichvili est marié, il a deux enfants et parle les langues géorgienne, anglaise, turque, russe et allemande.

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Sources multiples dont ministère géorgien des Affaires étrangères.

Voir aussi

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