Géorgie : Témour Iakobachvili, ancien ministre
2013-11-08

Temur Iakobashvili, parfois Temuri Yakobashvili

Témour Iakobachvili est né le 3 septembre 1967 à Tbilissi.

Les études



Il est d'abord diplômé de l'Université d'Etat de Tbilissi en physique, avant de suivre des cours de diplomatie aux universités d'Oxford et de Birmingham en 1998. Il sort diplômé de l'université de Yale en 2002 et suit des cours de sécurité internationale à l'université JFK aux Etats-unis en 2003.

La carrière



Sous l'ère Chévardnadzé, de 1990 à 2001, il travaille au ministère géorgien des Affaires étrangères où il accéde au poste de directeur du département Etats-Unis, Canada et Amérique latine.

Il entre ensuite à la direction de différentes organisations, le Comité aux affaires étrangères, le Comité atlantique de Géorgie, l'Institut géorgien des affaires publiques, la Fondation géorgienne pour les études stratégiques et internationales (GFSIS dont il devient vice-président). A ce titre, il travaille sur le concept de Conseil National de Sécurité.

En avril 2005, il prend publiquement parti pour Irakli Okrouachvili, à l'époque ministre de la Défense et accusé d'être un "va-t-en-guerre" : ce dernier sera ensuite démissionné, emprisonné et obtiendra l'asile politique en France.

En juin 2005, il recommande de négocier en échange de la ré-ouverture d'une ligne de chemin de fer Russie - Géorgie par Soukhoumi, le retour des personnes d'ethnie géorgienne expulsées d'Abkhazie en 1994.

En octobre 2005, il recommande la vigilance dans les relations russo-géorgiennes, car si la position fondamentale de la Géorgie est basée sur la résolution pacifique des conflits, elle ne doit pas exclure d'autres situations : "aussi est-il d'une importance cruciale pour Tbilissi de ne faire aucune erreur dans le processus".

En février 2006, il déclare à propos de la Sud Ossétie : "Je n'exclus pas la possibilité de changer le format des forces de paix russes. La participation des troupes russes serait naturellement acquise dans le format modifié, mais la participation d'autres pays serait la bienvenue".

En juin 2007, au titre de la Fondation géorgienne pour les études stratégiques et internationales, il organise à Tbilissi une table ronde avec des hauts dignitaires iraniens à laquelle participe Irakli Ménégarichvili, ancien ministre géorgien des Affaires étrangères (1995 à 2003, sous l'ère Chévardnadzé).

Le 30 décembre 2007, devant le risque de contestation des sondages à la sortie des urnes (élection présidentielle du 5 janvier 2008), il appelle les partis politiques à venir s'assurer de leur impartialité.

Le 31 janvier 2008, quelques semaines après la réélection de Mikheïl Saakachvili, il entre au gouvernement de Lado Gourguénidzé comme ministre d'Etat chargé de la Réintégration, poste antérieurement dénommé ministre d'Etat à la Résolution des conflits : il succède à Davit Bakradzé devenu entre temps ministre des Affaires étrangères, puis président de l'Assemblée après la défection de Nino Bourdjanadzé. Il devient ainsi négociateur principal pour les conflits sud ossète et abkhaze. La guerre russo-géorgienne éclate le 7 août 2008, l'armée russe occupe l'Abkhazie et la Sud Ossétie à la demande des autorités séparatistes.

Le 20 novembre 2010, il est nommé ambassadeur à Washington dans un contexte délicat : après la "distanciation" opérée par les Etats-Unis vis-à-vis de la Géorgie au profit de la Russie, avec George W.Bush en août 2008 et avec Barak Obama lors de son investiture (afin d'obtenir la signature des accords "Salt" et le soutien face à la menace iraniennee), la présidence géorgienne cherche à réactiver ses chances de candidature à l'OTAN, bloquée par l'Allemagne et par la France.

Le 8 novembre 2012, après la victoire de l'opposition aux élections législatives et une entrée en cohabitation entre le Président de la République et le Premier ministre, il se déclare démissionnaire par un message public :

"Je suis certain que le nouveau gouvernement de la Géorgie devrait être représenté à Washington par un nouvel ambassadeur".

L'homme



Témour Iakobachvili a publié différents ouvrages sur la sécurité nationale, sur le management des conflits et sur les relations étrangères.

Il est marié et a deux enfants. Il parle le géorgien, l'hébreu, le russe et l'anglais.

*

Sources multiples : biographie officielle, médias géorgiens

Voir aussi

[URL : 2301]