Polyphonies : l'ensemble "HARMONIE GEORGIENNE", à Paris
2010-04-12

L'ensemble HARMONIE GEORGIENNE a pour vocation de faire connaître les chants sacrés et traditionnels géorgiens.

Il a été crée en 2006 par Nana Péradzé (1) avec des professionnels et des amateurs passionnés qui sont généralement d'origine géorgienne : Ivan Birr, Thekla Boukhrikidzé, Thamar Demouria, David Kveselava, Gvantca Lobjanidze, Levan Mekhatourichvili, Maia Narimanidze, Alexandre Sherozia.

Il a donné différents concerts en Serbie à Belgrade, en Géorgie à Tbilissi (Festival international Tchvenebouri), en France au restaurant "La Maison géorgienne", à l'Eglise Saint Roch, à l'Eglise Sainte Trinité (22 janvier 2009), à l'Eglise Saint denys du Saint Sacrement (15 mars 2009), à 'Eglise Saint Aignan de Chartres (3 avril 2010).

Son premier CD a été diffusé en septembre 2008 : "Chants sacrés Géorgiens. Choeur Harmonie Géorgienne. Direction Nana Péradzé" aux éditions Jade (2).

Notes

:

(1) Nana Péradzé a assuré la direction musicale de différents choeurs, l'ensemble "Saint Syméon" de la cathédrale serbe Saint Sava de Paris en particulier.

(2) Dominique Lang écrit dans le journal "la Croix" du 29 novembre 2009 :

"Quelques clochettes qui accompagnent le balancement d'un encensoir. Et au loin, les cloches qui appellent avec douceur. Et le chant qui s'élève. Calme. Un hymne pascal qui évoque la beauté et l'étrangeté du Ressuscité. Splendeur des chants sacrés géorgiens, magnifiquement rendus dans ce CD qui offre une petite palette de la diversité du chant liturgique de cette tradition chrétienne.

Plus qu'ailleurs peut-être dans l'Orient chrétien, la liturgie est restée ici enracinée dans une culture populaire vivante. Une culture fragile aussi. L'Unesco l'a bien compris, qui a inscrit ce savoir faire musical parmi les 90 chefs d'oeuvre du patrimoine culturel immatériel de l'humanité.

L'ensemble Harmonie géorgienne rend un bel hommage à ce trésor. Le chef de choeur Nana Péradzé oeuvre depuis longtemps, en Géorgie et désormais en France, à sa mise en valeur. Elle imprime une juste retenue et délicatesse à une polyphonie qui ne tombe jamais dans l'effet romantique ou la "tonitruance". L'hymne à Sainte Nino est à cet égard de toute beauté. Quelques voix, une harmonie qui ose aussi la dissonance, un grand calme. Loin du tumulte d'une actualité pourtant douloureuse pour ces "fils" de Saint Georges, encore une fois appelés à la résistance
".

Voir aussi

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