L'opposition extra-parlementaire géorgienne manifeste dans la rue depuis le 9 avril 2009
2013-12-08

Depuis le 9 avril 2009, les manifestations de l'opposition extra-parlementaire se multiplient dans les rues de Tbilissi :

- rassemblement devant la résidence du président de la République, le Parlement, les sièges des médias publics, la mairie,

- implantation de "cellules de toile" symbolisant la mise en cage de la démocratie,

- blocage de la circulation automobile et de voies ferrées.

Un point d'orgue a été atteint le 26 mai, journée durant laquelle 50 000 manifestants ont célébré la fête nationale géorgienne au stade du FC Dinamo. Le traditionnel défilé militaire a été annulé par les autorités.

Le 2 juin, l'ancienne présidente du Parlement, Nino Bourdjanadzé, qui avait refusé de conduire une nouvelle fois la liste de la majorité présidentielle aux élections législatives de début 2008, publiait un manifeste "Soutenir la Géorgie, pas Saakachvili", argumentant que" le culte de la stabilité conduit au sacrifice de la liberté et de la démocratie".

Ce même jour, l'opposition effectuait une déclaration de soutien à l'armée géorgienne, quelque peu ébranlée par une tentative de mutinerie le 5 mai à Moukhrovani.

Le 3 juin, les différents partis signaient une "Charte", critiquant le pouvoir actuel, définissant des objectifs à moyen terme et des engagements réciproques.

Ce même jour, une manifestation était organisée pour soutenir Maestro TV, un canal d'opposition, victime d'une explosion et dont la diffusion était interrompue dans le district de Rustavi.

Le 4 juin, trois chefs de file de cette opposition, Irakli Alassania, récent ambassadeur de Géorgie aux Nations unies, Davit Oussoupachvili et Salomé Zourabichvili, ancienne ministre des Affaires étrangères, rencontraient Peter Semnbey, représentant de l'Union européenne, afin d'expliquer leur position et de "dissiper les analyses erronées sur la crise actuelle géorgienne".

Le 9 juin, une manifestation et une chaîne humaine sont prévues devant le ministère de l'intérieur.

Un magazine, Libérali, a révélé que la police, contrairement à ses affirmations, avait utilisé des lance-projectiles FN Herstal 303, à tir tendu contre les manifestants : plusieurs personnes avaient été blessées, l'une avait perdu un oeil.

Il convient de signaler que la violence, relativement limitée jusqu'à présent, n'a pas été à sens unique. Les forces de l'ordre font état d'une part d'attaques de policiers à l'aide de battes de base-ball, d'autre part de blessés à l'arme blanche.

Le 7 août 2009, premier anniversaire du déclenchement des évènements qui ont conduit à la guerre russo-géorgienne, une manifestation générale dans le pays est à l'étude.

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Les manifestants demandent la démission de Mikheil Saakachvili et la tenue de nouvelles élections présidentielles.

Les tentatives de dialogue, encouragées par différentes personnalités géorgiennes, dont le Catholicos - Patriarche Ilia II, et par des diplomates étrangers ont jusqu'à présent buté sur cette position même si "certaines avancées ont été proposées", en particulier l'inflexion du régime présidentiel géorgien vers un régime plus parlementaire. La création d'une Commission de réforme de la Constitution a été décidée le 4 juin.

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Sources diverses dont Civil Georgia

Voir aussi

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- [URL : 2803]

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