Moldavie : une alliance libérale rejette le Parti communiste dans l'opposition aux élections législatives anticipées du 29 juillet 2009
2013-12-09

La crise politique engendrée par les élections législatives du 5 avril 2009, ingouvernabilité et manifestations publiques, ont conduit à de nouvelles élections le 29 juillet 2009.

Si les résultats n'en sont pas sensiblement différents, le jeu des alliances a permis de dégager une courte majorité libérale :

1)

Alliance pour l'intégration européenne

: 55% des voix et 53 sièges.

Elle est constituée de 4 partis
- le Parti libéral-démocrate avec 16,39% des voix et 17 sièges,
- le Parti libéral avec 14,36% des voix et 15 élus,
- le Parti démocratique avec 12,61% des voix et 13 sièges,
- l'Alliance Notre Moldavie avec 7,37% des voix et 8 députés.

Le Parti démocratique est dirigé par Marian Lupu, un transfuge du Parti communiste moldave, peu apprécié du président communiste Vladimir Voronine à qui il reproche la gestion de la crise politique d'avril 2009.

Ce changement de stratégie a permis à l'alliance libérale de trouver une majorité.

2)

Parti communiste moldave

: 45% des voix et 48 sièges.

Ce résultat illustre la division de ce pays entre une moitié pro-occidentale (les libéraux) et une autre moitié pro-russe (les communistes), division envenimée par le séparatisme de la Transnistrie (ancienne Bessarabie et pro-russe). D'ailleurs afin d'aider ses alliés communistes moldaves, Moscou n'avait pas hésité à promettre en pleine campagne électorale un prêt de 500 millions de dollars.

L'exercice du pouvoir sera particulièrement délicat pour cette alliance libérale,

- par la situation économique et financière dont elle hérite,

- par le poids des émigrés économiques à l'étranger qui maintiennent le pays en survie grâce à leurs transferts de fonds ,

- et par les risques de division qui peuvent apparaître en son sein.