Mirian Méloua, ingénieur et journaliste, d'origine géorgienne
2013-06-29

Miriam Meloua

Mirian Méloua est né le 28 avril 1942 près de Leuville-sur-Orge, en Seine et Oise, de Mariam Barnovi (1) et de Mirian Méloua (2), d'origine géorgienne. Durant les années quarante et cinquante, il baigne dans la culture de l'émigration politique géorgienne parvenue en France dans les années 1920 (3), (4) et (5).

Il obtient une Maîtrise de Sciences physiques à l'Université de Paris et se spécialise dans le traitement de l'information (System Engineer graduate).

Il effectue son service militaire, en tant qu'appelé, dans les Forces Françaises en Allemagne.

Il se marie et a un enfant.

Le sport amateur



Durant les années 1950, il prend goût aux courses de fond grâce à René Pillas, professeur des Ecoles publiques d'Arpajon, lors du Challenge du Nombre organisé par l'Académie de Versailles.

Durant les années 1980, il dispute la Course Paris-Versailles, pour laquelle il bénéficie des conseils du marathonien Alain Pujol.

En 2005, il met un terme à ce loisir par sa 10ème Course de l'Escalade à Genève.

La carrière professionnelle



Il conduit une carrière d'ingénieur, de directeur informatique, puis de directeur de l'organisation et de l'informatique en France et à l'étranger, au sein de quatre groupes internationaux (IBM, Brown Boveri, Banques Populaires, BNP Paribas).

Dans les années 1970, à Kourou (Guyane), il participe au programme de lancement de fusées françaises, s'intéressant aux automatismes de poursuite balistique.

Dans les années 1980, à Lyon, il fait optimiser le système d'information de la filiale française du suisse Brown Boveri afin d'analyser les commandes de moteurs électriques, d'approvisionner la production en pièces détachées et de lancer la fabrication pour livraison à la clientèle à J+1.

Dans les années 1990, à Paris, il assure les fonctions de secrétaire général à la direction de l'organisation et de l'informatique du groupe BNP : à ce titre, il a en charge le plan directeur de l'organisation et de l'informatique à 5 ans de la banque.

Au début des années 2000, à Genève, lors de la fusion d'United European Bank, de BNP Suisse et de Paribas Suisse, il fait concevoir et réaliser le système d'information de BNP Paribas Suisse pour l'activité de banque financière et d'investissement et le fait généraliser à d'autres filiales internationales du groupe.

Le journalisme



Parallélement à ses études et à sa carrière professionnelle, il exerce des activités de journalisme.

Il obtient sa première carte de presse à 16 ans et collabore à la presse régionale, notamment à "L'Avenir de Seine et Oise" et à "La Gazette de l'Ile-de-France" basées à Etampes sous la direction de Yann Poilvet.

Il poursuit dans les années 1980 et 1990 une collaboration avec la presse spécialisée, "Technologies bancaires", "La Revue Française de l'Informatique bancaire", "Banques" et "L'Agefi" (Lausanne).

En 2000, il fonde à Genève la lettre électronique "Les Infos Brèves France Géorgie" destinée aux fonctionnaires internationaux.

En 2002, il participe au développement de la revue mensuelle "La Vie en Géorgie" (6) publiée en français à Tbilissi par Avtandil Otinachvili, avec deux journalistes français Régis Genté et Claire Delessard. Il participera également à la revue "Géorgie+" (7) lancée en 2004 par Claire Delessard à Tbilissi.

En 2003, il ouvre au public la lettre électronique "Les Infos Brèves France Géorgie" (8) : elle sera diffusée dans une vingtaine de pays, vers plus de 5 000 destinataires différents.

En 2004, il publie un mémoire "La Libération d'Arpajon, en prélude à la libération de Paris, 22 août 1944" (Art et histoire du pays de Châtres).

Il participe également, avec son frère Luc Méloua, à la publication du livret "Leuville-sur-Orge et les Géorgiens, une histoire commune" (9) commanditée par la Mairie de la commune, avec l'aide du département de l'Essonne (10).

Il rejoint ensuite l'équipe rédactionnelle du site Internet de l'association "Le Comité de liaison pour la solidarité avec l'Europe de l'Est" et, sous la conduite d'Hervé Collet, devient responsable de la rubrique Géorgie, puis des rubriques concernant le Caucase.

En 2007, il succède à Hervé Collet et prend en charge la ligne éditoriale du site en accentuant les publications concernant les pays de l'ex-URSS.

Il participe à l'élaboration du guide touristique "Le Petit Futé" sur la Géorgie, sous la direction de Patrick Maringe (11).

Toujours en 2007, il rejoint l'équipe de "L'Année Francophone Internationale" (Université de Laval, Québec) (12), sous la conduite de Loïc Hervouet, et prend en charge les études annuelles sur la Géorgie.

Il publie ponctuellement dans la presse, "Messamé Dassi" de Carlo Inasaridze et "24 Saati" à Tbilissi, ou sur sites Internet comme "Centre Europe" (13) sous la direction de David Chelly, "Regard sur l'Est" (14) sous la direction d'Eric Le Bourhis ou "Caucase News" sous la direction de Nicolas Landru.

Début 2012, il devient administrateur du Comité pour l'information sur l'Europe de l'Est" qui succède au "Comité de liaison pour la solidarité avec l'Europe de l'Est".

En janvier, il publie le mémoire "Géorgie, les différentes émigrations vers la France", diffusé à 100 exemplaires, et aujourd'hui en ligne (15).

En mars, dans le cadre du séminaire "Caucase. Histoire et actualités" animé par Mairbek Vatchagaev, il en expose la première partie (1900 à 1940) à l'Ecole des hautes études en sciences sociales de Paris (16).

En mars et en avril, sur proposition de Claire Mouradian, Directeur d'Etudes à l'EHESS et sous la direction d'Aline Angoustures, membre du Comité de direction de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), il engage les travaux préparatoires à la publication en ligne des archives de l'Office des réfugiés géorgiens en France (1933-1952).

En décembre 2012, il participe ponctuellelement au numéro 2 du Canard du Caucase lancé à Tbilissi par de jeunes francophones (17).

Décorations



En juillet 1956, sous les Halles historiques d'Arpajon, il reçoit des mains du Sénateur Louis Namy la médaille de 1er du Canton au Certificat d'Etudes Primaires.

En 1973, 1975 et 1978, il est lauréat du "Systems Engineering Professional Excellence Award" que lui attribue IBM World Trade à la suite de ses travaux dans le domaine du traitement de l'information.

Le 18 mars 2013, il reçoit la médaille de l'OFPRA des mains de Pascal Brice, Directeur général, dans le cadre du Comité Histoire, pour ses travaux sur les archives de l'Office des réfugiés géorgiens en France.

Notes



(1) Sa mére Mariam Barnovi (1913-1999), orpheline de mère, est élevée à Gori jusqu'à l'âge de 9 ans par sa grand-mère Barnovi. En 1921, son père, Nicolas Barnovi -combattant de l'armée nationale géorgienne contre les armées de la Russie soviétique-, s'exile à Constantinople. En 1922, Mariam, accompagnée de sa belle-mère et de sa soeur, quitte la Géorgie pour retrouver son père : elle le suit d'abord à Varsovie, puis à Paris. Grâce à une oeuvre caritative, elle est élevée jusqu'à l'âge de 18 ans dans une pension religieuse catholique, côte côte avec des jeunes européennes de l'Est et des jeunes africaines (dont Madeleine Senghor, la cousine de Léopold) : tout en restant fidèle à sa religion d'origine, l'orthodoxie, elle adhère à la démarche de l'oecuménisme.

(2) Son père Mirian Méloua (1903-1991), né à Ozourgueti, jeune étudiant en médecine, participe à l'insurrection nationale géorgienne d'août 1924 contre le régime soviétique. Incarcéré à la prison de Métékhi, libéré sur parole, assigné à résidence en Gourie, il rejoint le dernier détachement d'insurgés en voie de gagner la Turquie (sous le commandement du capitaine Grigol Tsintsadzé). Après un bref séjour à Constantinople, il s'embarque pour Marseille, la Légation géorgienne à Paris lui ayant obtenu un emploi et un titre de séjour en France. Il milite toute sa vie contre l'occupation de la Géorgie, notamment au sein d'un groupe minoritaire du Parti social démocrate géorgien, "Opozitsia", dont les leaders furent tour à tour Nicolas Chéïdzé et Irakli Tsérétéli.

(3) Son père, Mirian Méloua, publie en 1948, avec Charles Skamkotchaïchvili, "Kartuli Lexiconi " (Le Dictionnaire géorgien), Paris, Imprimerie de Navarre, 11 rue des Cordeliers, 75 012.

(4) [URL : 1720]

(5) Sa marraine, selon le rite chrétien orthodoxe, est Véronique Cheidzé, fille de Nicolas Cheidzé, président social démocrate du Soviet de toutes les Russies à Saint-Pétersbourg (de février à octobre 1917) et président du Parlement géorgien (de mai 1918 à mars 1921). La cérémonie est présidée ("Tamadoba") par Irakli Tsérétéli, ministre de l'Intérieur du gouvernement provisoire russe de Saint-Pétersbourg (de mai à octobre 1917) et ministre plénipotentiaire géorgien (de mai 1918 à mars 1921).

(6) [URL : 1011]

(7) [URL : 1621]

(8) [URL : 1012]

(9) [URL : breve634]

(10) En 2003, Claude Parmentier, Adjoint au Maire à la culture, Luc et Mirian Méloua créent la "Ière journée franco-géorgienne de Leuville-sur-Orge". Ils la produisent durant trois années consécutives avec la participation des ambassadeurs successifs de Géorgie en France, Gotcha Tchogovadzé et Natia Djaparidzé, d'ambassadeurs et de parlementaires français, d'universitaires : elles réuniront jusqu'à 300 participants. Les journées franco-géorgiennes perdurent aujourd'hui. [URL : breve539].

(11) [URL : breve572]

(12) [URL : 2412]

(13) "Point de vue sur le rapatriement du héros national géorgien Kakoutsa Tcholokhachvili"

[URL : http://www.centreeurope.org/georgie/actualites/entretiens/infos-breves-france-georgie.htm]

(14) Regard sur l'Est :

- "Géorgie, une langue et une nation en péril depuis des millénaires":

[URL : http://www.regard-est.com/home/breve_contenu.php?id=942]

- "Deuxième anniversaire de la guerre entre la Russie et la Géorgie"

[URL : http://www.regard-est.com/home/breve_contenu.php?id=1118]

(15) [URL : 1099]

(16) [URL : breve1620]

(17) [URL : 3983].





Voir aussi : [URL : 316]