Structure des minorités ethniques en Slovaquie
2004-08-02

Structure des minorités ethniques en Slovaquie



Nationalités/Minorités ethniques Nombre total %
Slovaques
Hongrois
Roms
Tchèques
Ruthéniens
Ukrainiens
Allemands
Moraviens
Croats
Polonais
Bulgars
Juifs
Autres
Non déterminée 4.614 858
520.528
89.920
44.620
24.201
10.814
5.405
2.348
890
2.602
1.179
218
5.350
56.526 85,8
9,7
1,7
0,8
0,4
0,2
0,1
0,1
0,02
0,04
0,02
0,01
0,1
1,1
Total 5.379 455 100

Depuis sa création en janvier 1993, la République Slovaque a adhéré à plusieurs documents internationaux relatifs à la protection des droits de l'homme, des libertés fondamentales et des droits des personnes appartenant aux minorités ethniques.

Ils sont tirés des conventions des Nations Unies, du Conseil de l'Europe et de la Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Europe, c'est-à-dire la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, la Convention-cadre de la protection des minorités ethniques, la Charte européenne des langues minoritaires ou régionales. Tous ces textes visent à assurer la protection efficace des minorités à l'intérieur du pays, tout en respectant la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Slovaquie.

En ce qui concerne la législation nationale, on compte dans le système juridique de la République Slovaque plus de 30 actes législatifs concernant les droits individuels des personnes appartenant aux minorités ethniques.

L'institution du

Médiateur

prévue par la modification de la Constitution du 22 février 2001 a été mise en place en avril dernier.

Le Conseil National Slovaque a adopté, le 10 juillet 1999, la loi relative à l'utilisation des langues minoritaires en communication officielle, y compris la communication officielle dans les villages où le nombre des personnes appartenant à une minorité atteint 20 % de la population locale. Le Gouvernement slovaque a dressé, en août 1999, la liste des 656 villages concernés par cette loi.

Du point de vue institutionnel, plusieurs instances ont été créées dans le but de traiter des questions relatives aux minorités ethniques. Au plan gouvernemental, on trouve :

- Le poste de Vice-Premier Ministre pour les droits de l'homme, des minorités et le développement régional, avec son Conseil consultatif pour les minorités et les groupes ethniques.

- Le Haut Représentant auprès du Gouvernement pour la communauté des Roms (crée en 1999), qui propose, coordonne et contrôle les activités relatives à cette communauté. Il surveille aussi la réalisation des initiatives visant à assurer l'égalité des chances et l'insertion des citoyens d'origine Roms dans la société. Des documents décisifs sont issus de ses activités, dont la stratégie du gouvernement pour résoudre les problèmes de la minorité Roms.

Les institutions culturelles des minorités ethniques gèrent librement, en toute indépendance et d'une facon active, un nombre élevé de groupes artistiques (théâtres professionnels, groupes musicaux et de danse traditionnelle) et organisent événements culturels, folkloriques et activités éducatives. Le réseau culturel des minorités (complété par des livres et des publications périodiques) est géré et réglé par le Ministere de la culture, notamment par sa Division des minorités ethniques et sa Commission d'experts pour l'évaluation des projets culturels relatifs aux minorités.

L'accès des minorités aux médias est assuré par la législation nationale, qui leur offre la possibilité de la participation effective à la vie politique, sociale et culturelle de la société.

Le point-clé de cette participation active est la qualité de l'éducation des personnes appartenant aux minorités ethniques dans leur propre langue. Ce droit est garanti par la Constitution et par la loi n° 5/1999 relative aux écoles primaires et secondaires. Le Ministère de l'éducation, par son Département de l'éducation des minorités ethniques, assure la stabilité et la rénovation du système des écoles primaires connaissant une forte concentration d'enfants issus de la minorité Rom.

Le droit de participer activement à la vie politique du pays revient à tous les citoyens de la République slovaque y compris aux personnes appartenant aux minorités ethniques. Pour les minorités, ce droit est assuré par leurs engagements et activités au sein des partis politiques fondés sur des principes ethniques. Dans le cadre du système politique de pluripartisme, on trouve à côté d'autres formations politiques "pluriethniques" 24 partis fondés par les minorités. Ils se répartissent de la façon suivante :

- 4 partis ou mouvements réunissant les membres de la minorité hongroise (15 représentants dans le Conseil National - 10 %, avec le vice-président, président de la Commission des droits de l'homme et des minorités nationales, président de la Commission des finances et budget, Vice-Président de la Commission de la santé publique, ainsi que le Vice-Premier Ministre pour les droits de l'homme, minorité et développement régional et deux ministres du gouvernement), (Peut-on supprimer ou simplifier cette parenthèse, longue et peu claire ? )

- 19 sont fondés par les membres de la minorité Rom, récemment unifiés dans une union politique

- 1 parti politique est formé de membres de la minorité ukrainienne et ruthène.

Les membres d'autres minorités ne sont pas présents au Conseil national. Leurs partis politiques n'ont pas obtenu lors des dernières élections législatives le nombre de voix suffisant pour entrer au Parlement (5 %). Par contre ils sont représentés ès qualité au niveau local, dans le cadre des élections communales : 227 maires et 3.841 élus sont membres de la minorité hongroise, 6 maires et 86 élus, représentent la minorité Rom. Beaucoup de membres de minorités ont été élus maires ou conseillers municipaux en tant que candidats de divers partis politiques non fondés sur des principes ethniques.

Le niveau de protection et de garantie des droits attribué aux minorités en Slovaquie a permis aux autorités slovaques de réagir avec calme à la situation délicate créée par l'adoption, par le Parlement de Hongrie, de la loi sur les Hongrois vivant dans certains pays voisins. La loi en question prévoit, entre autres, son application sur le territoire de la Slovaquie et les autorités slovaques compétentes ont exprimé leur net refus de toute concession de ce genre. Le nouveau gouvernement hongrois issu des récentes élections parlementaires a pris l'engagement d'harmoniser cette loi avec les normes internationales.

(Office de statistiques, mai 2001)

(Service de Presse de l'Ambassade de la République Slovaque à Paris)