Visite du Premier ministre turc en France, les 6 et 7 avril 2010
2012-01-04

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, est en visite officielle en France les 6 et 7 avril 2010

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Au menu officiel, sont prévus des entretiens avec le président de la République, Nicolas Sarkozy, avec le Premier ministre, François Fillon, le président du Sénat, Gérard Larcher, le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, ainsi qu'avec le MEDEF (Mouvement des entreprises de France).

Sur le plan bilatéral, la question arménienne (reconnaissance par la France du génocide de 1915, sécession du Haut-Karabagh) divise les deux pays : la France encourage vivement la reprise du processus de normalisation des relations entre la Turquie et l'Arménie, enlisé depuis quelques semaines.

La question de la candidature turque à l'Union européenne divise également les deux pays, bien qu'Istanbul ait reçu en 2010 le label de "capitale européenne de la culture".

Paris espère néanmoins un approfondissement des relations économiques avec Ankara et une augmentation de 50% des échanges en 3 années (selon le Quai d'Orsay, de 10 milliards d'euros en 2009 à 15 milliards en 2012, dans le domaine de l'énergie, des transports et de l'infrastructure). Le projet de gazoduc européen NABUCCO constitue pour la Turquie une priorité.

Sur un plan plus général, la Turquie cherchent depuis quelques années à jouer un rôle régional plus important : les questions afghanes, iraniennes et proche-orientales devraient donner lieu à des échanges de point de vue. Ankara n'est pas, à priori, favorable à des sanctions vis-à-vis de Téhéran avec lequel un rapprochement diplomatique est engagé. Par ailleurs, après avoir été "une alliée objective" d'Israël, la Turquie semble prendre en compte un peu plus les intérêts des pays arabes.

Le renforcement des liens bilatéraux reste hypothéqué par l'aboutissement du processus de candidature turque à l'Union européenne, auquel l'opinion publique française -mais aussi allemande-, est opposée, la Turquie ne voulant pas entendre parler d'un statut "d'Etat associé".

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