26 mai : fête nationale géorgienne (1965)
2014-01-08

La célébration durant l'indépendance restaurée


Le 26 mai 1918, la restauration de l'indépendance de la Géorgie et l'institution d'une république sont proclamées à Tbilissi, après 118 années d'annexion manu militari par la Russie tsariste.

La date du 26 mai devient la fête nationale géorgienne.

En février - mars 1921, les armées de la Russie soviétique envahissent le territoire de la Géorgie, reconnue internationalement.

La célébration de la fête nationale du 26 mai devient interdite pour 70 années.

La célébration en exil


La classe politique géorgienne et le gouvernement de la république, en exil en France, continuent néanmoins de la célébrer année après année.

Extrait de la revue trimestrielle "Le Droit des Peuples, mars 1965"



L'an dernier, le 26 mai, jour anniversaire de la restauration de l'indépendance de la Géorgie, a été, partout à l'étranger, fêté avec enthousiasme par les associations géorgiennes, pour qui cette date revêt une grande signification. Cette fête nationale est organisée chaque année pour permettre à l'émigration géorgienne de rappeler au monde que la liberté née ce jour est actuellement opprimée par une force étrangère ; pour rappeler aussi à la mère patrie que si, elle-même, n'a pas actuellement la possibilité de fêter son indépendance, ses fils, à l'étranger, n'oublient pas et qu'ils poursuivront la lutte pour la reconquête de la liberté. Les oppresseurs étrangers emploient tous les moyens pour effacer ce jour de la mémore du peuple et arracher de son coeur l'idée de liberté ; mais ce désir n'a jamais pu être réalisé. Plus s'écoule le temps et davantage s'accroît l'aspiration à l'indépendance.

L'association géorgienne de Paris a fêté cet anniversaire avec un éclat exceptionnel : la salle était décorée de drapeaux français et géorgiens et l'estrade ornée de l'emblème national de Saint Georges.

Le choeur, sous la direction de M. A. Nakaïdzé, exécuta l'hymne national "Didéba" et "La Marseillaise".

M. L. Zourabichvili, président de l'association, après une brève allocution, donna la parole à M. A. Conte, ministre, qui adressa à l'assistance des voeux chaleureux.

M. L. Pagava prononça ensuite une allocution en géorgien.

Les représentants des pays voisins (Arménie et Biélorussie) vinrent à leur tour souhaiter une victoire définitive.

G. et O. Pataridzé, jouant du "pandouri" (instrument ancien à cordes), accompagnèrent des poémes.

Notre compatriote Meriko Alikhanachvili, figure familière des scènes françaises, produisit une impression extraordinaire en disant un poème de G. Kipiani : "De réalité en réalité", écrit pour les journées de la Libération. Le poète et son interprète recueillirent les acclamations de l'assistance.

C'est M. C. Abachidzé qui dirigea ensuite un ensemble de danseurs et danseuses qui exécutèrent des danses nationales.

La célébration de ce jour n'est pas seulement un prétexte à réjouissances ; c'est surtout l'occasion de renouveler le serment des Géorgiens et de leurs amis, et l'expression de leur dévouement à la Géorgie et à sa cause.

La célébration durant l'indépendance une nouvelle fois restaurée


Après l'effondrement de l'Empire soviétique, la Géorgie restaure son indépendance et élit son président de la république, Zviad Gamsakhourdia, le 26 mai 1991.

La fête nationale géorgienne est à nouveau célébrée le 26 mai.

Les présidents suivants, Edouard Chévardnadzé et Mikheil Saakachvili, conservent cette tradition.

Elle est non seulement célébrée en Géorgie par 4 millions de Géorgiens, mais aussi à l'étranger par la cinquantaine de représentations officielles et par un million d'émigrés.

Voir aussi :

- [URL : 2495]

- [URL : breve1171] (en 2010)