Présentation générale de la communauté croate en France (2003)
2012-12-27

Présentation générale



Selon diverses estimations,

environ 30.000 Croates ou Français d'origine
croate vivraient en France

, dont la moitié dans la région parisienne, la
plupart installés depuis les années soixante. Mais les études précises font
encore défaut. L'Atlas de la Croatie, publié à Zagreb en 1993 par l'Institut
Lexicographique mentionne le chiffre de 28.000 Croates en France. D'autres
sources (missions catholiques croates en France, diverses estimations
publiées à Zagreb) mentionnent les chiffres de 32.000, voire de 40.000. Les
statistiques du Ministère de l'Intérieur français ne sont pas exploitables
en l'espèce, dans la mesure où, il y a dix ans, elles classaient les Croates
sous la rubrique générique des "Yougoslaves" (500 personnes en 1960, 70.000
en 1972, 52.000 en 1990 et 46.000 en 1997, chiffres qui excluent les
citoyens naturalisés).

Encore faut-il s'entendre sur le terme de "Croates", selon qu'il s'agit :
- de personnes titulaires d'un passeport croate installées en France, ou de
citoyens Français d'origine croate, sans parler des familles mixtes (cas de
Josiane Balasko(vic) ou de (Théo)Dora Maar(kovic)
- de personnes originaires de Croatie, ou de citoyens venus de
Bosnie-Herzégovine, de Voïvodine, etc.

Malgré les liens anciens entretenus par les Croates avec la France,
l'actuelle diaspora croate s'est pour l'essentiel constituée après la
Seconde Guerre mondiale. Si l'on excepte la période des années 1960, qui
correspond à la période de forte demande de main d'œuvre étrangère, elle
résulte de flux migratoires réguliers. Il s'agit d'hommes et de femmes
motivés par des raisons avant tout économiques, mais aussi politiques ou
intellectuelles.

Plus de 90 % d'entre eux résident dans la partie orientale de l'Hexagone
située à l'est d'une ligne Le Havre-Orléans-Montpellier. Environ un Croate
sur deux habite en région parisienne, tandis que la Provence-Alpes-Côte
d'Azur, le Lyonnais et l'arc Mulhouse-Lille constituent les trois autres
principaux pôles de concentration de la communauté. Son degré d'assimilation
est relativement élevé : entre un tiers et la moitié de ses membres
seulement entretiennent des relations régulières ou épisodiques avec les
associations ou les missions croates. Son intégration, notamment par le
biais de la naturalisation, s'est encore accrue par le tarissement des flux
migratoires croates, conjugué à une propension à la fixation définitive sur
le sol français.