Russie soviétique et URSS : les différentes polices politiques, Tchéka, Guépéou, NKVD, KGB
2011-03-09

La Tchéka



Le 7 décembre 1917, le Conseil des commissaires du peuple valide le projet de Félix Dzerjinski d'une police chargée de combattre les adversaires du régime bolchévique et lui en confie la responsabilité.

Elle prend le nom de Tchéka, abréviation de Commission extraordinaire panrusse pour la répression de la contre-révolution et du sabotage.

Sa structure est décentralisée ; elle pratique la répression (massacre des "Russes blancs" et des minorités allogènes lors de la "terreur rouge") et l'espionnage.

La Guépéou (OGPU)



En février 1922. la Guépéou (GPU, direction politique de l'Etat) reprend les missions de la Tchéka. Outre sa gestion d'une partie des système de détention, elle devient la police politique soviétique et devient l'OGPU.

A partir de 1928, avec Viatcheslav Menjinski à sa tête, elle participe à l'application des plans quinquennaux.

Le NKVD



En 1934, l'OGPU est intégrée au Commissariat du peuple aux affaires intérieures (NKVD).

Il contrôle les populations, le Parti et la direction de l'URSS : son chef redouté, Lavrenti Béria, est sous l'autorité directe de Staline.

Il est composé de plusieurs milliers de civils et de militaires ; on lui attribue généralement 3 à 4 millions de morts.

Il est rebaptisé MVD en mars 1946, les commissaires du peuple (NK) devenant des ministres (M).

Le KGB



En 1954, après la mort de Staline et l'élimination de Béria, le Comité de sûreté de l'Etat (KGB) est chargé du renseignement et du contre-espionnage à l'intérieur et à l'extérieur de l'URSS.

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Même s'il est parfois doublé par des réseaux soviétiques d'essence militaire ou d'essence politique, le KGB est craint à l'extérieur de l'URSS. Il a profité de la saisie en 1945 des archives nazies -qui s'étaient enrichies de bon nombre d'archives nationales des pays occupés durant la guerre- et a poursuivi la mise en fiches de centaines de milliers de personnes, en particulier des émigrés antisoviétiques.

Différentes disparitions sur le territoire français lui sont attribuées, sans que des preuves concrètes n'aient pu être réunies et sans que les archives soviétiques partiellement ouvertes ne le confirment.

Plus anedoctiquement, après la déstalinisation engagée par Nikita Khroutchev, lors de la visite de personnalités soviétiques en France, le ministère français des Affaires étrangères était régulièrement saisi par l'ambassade d'URSS d'une liste d'émigrés antisoviétiques qu'il convenait d'éloigner de Paris et dont la pertinence ne laissait aucun doute : le KGB continuait son travail d'infiltration au sein des différentes diasporas en France provenant des pays de l'Est !

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