Azerbaïdjan : commémoration de la tragédie du 20 janvier 1990 à Bakou (Strasbourg)
2011-01-19

La Maison de l'Azerbaïdjan de Strasbourg communique



Le 20 janvier 2011, l'Azerbaïdjan commémore une horrible tragédie de l'histoire de sa libération nationale.

Dès les premières heures du 20 janvier 1990, 26 000 hommes des troupes soviétiques ont pris d'assaut Bakou, capitale de l'Azerbaïdjan et ont massacré des civils qui manifestaient pacifiquement.

L'état d'urgence décrété par le président soviétique Gorbatchev et l'intervention militaire ordonnée contre des civils se sont soldés par la mort de 133 civils, de 700 blessés et des centaines d'arrestations sommaires qui restent bien sûr des chiffres officiels.

Des témoins racontent : "
Les soldats soviétiques ont ouvert le feu à bout portant sur la foule. Les blindés roulaient sur les voitures, écrasant leurs occupants. Les hôpitaux étaient mitraillés, ce qui empêchait les médecins de porter secours aux civils abattus dans la rue". 133 civils ont été tués par les soldats soviétiques, 700 personnes ont été blessés (parmi lesquelles des femmes et des enfants) et 840 personnes ont été sommairement arrêtées.

C'est pourquoi, tout comme à Strasbourg, une série de commémorations vont avoir lieu en Azerbaïdjan et dans le monde pour marquer le 21ème annivesaire du "Janvier noir".

La Maison de l'Azerbaïdjan participera à la soirée organisée par la Représentation permanente de la république d'Azerbaïdjan auprès du Conseil de l'Europe (1), en vue de commémorer dans l'unité cette tragédie de l'histoire de sa libération nationale et rendre hommages aux martyrs qui au prix de leur vie ont ouver le chemin de l'indépendance, mais également pour condamner et rappeler que les responsables de ce massacre n'ont toujours pas payé leurs actes. Pire même, le président soviétique de l'époque, Gorbatchev, qui a décrété l'état d'urgence, s'est vu décerner le prix Nobel de la Paix.

C'est l'occasion pour nous de rappeler qu'au cours des vingt dernières années il y a eu 3 grandes injustices envers les Azerbaïdjanais sans que les responsables qu'on connaît ne soient poursuivis :

1) La première est celle qu'on n'appelle pas encore une épuration ethnique, en 1988, l'expulsion de quelque 250 000 Azerbaïdjanais d'Arménie, à l'ombre indifférente des médias occidentaux, et de l'influente diaspora arménienne qui se chargeait de leur fournir des informations à diffuser.

2) La deuxième est celle du "Janvier noir" 1990 dont on vient de parler.

3) La troisième est celle du génocide de Khodjali du 26 février 1992, une petite ville qui a été massacrée et rasée en une nuit, qui n'est toujours pas reconnu en tant que génocide, et les responsables comme Kocharian, ou Serge Sarkissian, sont devenus présidents de la république d'Arménie sans qu'ils soient inquiétés. Ces mêmes responsables qui continuent également l'occupation de plus de 20% du territoire azerbaïdjanais dont le résultat est près dun million de réfugiés.

C'est pourquoi, en rendant hommage aux martyrs qui ont ouvert le chemin de l'indépendance, nous condamnons ces massacres et les responsables qui nous espérons payeront un jour leurs actes
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Texte transmis par M. Mustafa Alinca, président de l'Association "La Maison de l'Azerbaïdjan de Strasbourg" et publié sous sa responsabilité

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Note

: (1) Soirée de commémoration organisée par la Représentation permanente de la république d'Azerbaïdjan auprès du Conseil de l'Europe,

- le jeudi 20 janvier 2011, de 17 heures 30 à 20 heures,

- à l'Association parlementaire européenne, 76 allée de la Robertsau, 67 000 Strasbourg.