Le cinéma géorgien : quelques réalisateurs
2013-11-18

Le cinéma géorgien s'exprime d'abord au sein de l'école soviétique dans laquelle il prend une place particulière, empreinte de créativité et d'émancipation "tolérées" pour ses origines méridionales. À partir de 1991, compte-tenu du peu de moyens techniques et financiers disponibles à Tbilissi, les réalisateurs géorgiens s'expatrient vers la Russie (où ils ont généralement reçu leur formation technique et tourné leurs premiers films), vers l'Europe occidentale (en particulier en Allemagne et en France). Quelques réalisateurs confirmés essaient de survivre en Géorgie ; les jeunes talents se tournent souvent vers l'étranger.

Des dizaines de réalisateurs, auteurs d'un ou de plusieurs films



A côté des réalisateurs géorgiens à notoriété européenne, des dizaines de Géorgiens ont produit un, ou plusieurs films. Parmi eux :

- Noutsa Gogobéridzé : "Leur Royaume" (1928)

- Edmond Managadzé (Tbilissi, 1903-1977) : "Les Bonnes gens" (1961), "La Ballade des Khevsours" (1966)

- Simon et Kétévane Dolidzé (1903-1983) : "Rencontre avec le passé" (1966), "Koukaratcha" (1983)

- Ilia Doïachvili : "Deux nouvelles" (1972), "La Pipe" (1975)

- Leïla Gordéladzé : "Le Chien" (1974)

- David Abachidzé (1924-1990) : "La Légende de la forteresse de Souram" (1984), "Achik Kerib" (1988)

- Léo et Mikheïl Bakradzé : "Mission" (1989)

- Teïmouraz Bablouani : "Le Soleil des insomniaques" (1992)

- Lacha Otkhmezouri : "Beobatcher" (1994)

- Mikheïl Toumanichvili : "La Zone des obstacles" (1984), "Chien loup" (1991), "Le Croisé" (1995)

- Mérab Saralidzé : "La Branche verte" (1998)

- Shadomane Tchavtchavadzé : "Le Saint renard" (2002)

- Témo Essadzé : "La Tsarine de la forêt" (2005)

- Rézo Guiguineïchvili : "Neuf mois" et "Chaleur Jara" (2006)

- Vassiko Bédochvili : "Fixes" (2010)

- Dmitri Mamoulia (Tbilissi, 1969) : "Moscou" (2007), "Un autre ciel" 2010)

Les réalisateurs géorgiens à notoriété européenne



- Mikheïl Guélovani (Koutaïssi, 1893-1956), dont "Le Véritable caucasien" (1934)

- Mikheïl Tchiaoureli (1894-1974), dont "Le Serment" (1946)

- Mikheïl Kalatozichvili, dit Kalatozov, dont "Quand passent les cigognes" (1957). Voir [URL : 2523]

- Niko Chenguélaïa (Oboudji, 1903-1943), dont "Les Vingt six commissaires" (1932)

- Tenguiz Abouladzé, dont "L'Âne de Magdana" (1956). Voir [URL : 2522]

- Rezo Tchkheïdzé (Koutaïssi, 1926), dont "Allons, la jeunesse" (1969)

- Nana Gogobéridzé (Tbilissi, 1928), dont "Quelques interviews sur des questions personnelles" (1978). Voir [URL : 2527]

- Guiorgui Danélia ( Tbilissi,1930), dont "Trente Trois" (1966)

- Eldar Chenguélaïa (Tbilissi, 1933), dont "Les Montagnes bleues" (1984). Voir [URL : 2525]

- Otar Iosseliani (Tbilissi, 1934), dont "Chantrapas" (2009) / France. Voir [URL : 2524]

- Guiorgui Chenguélaïa (Tbilissi, 1937), dont "L'Amour dans une vigne" (1999). Voir [URL : 2526]

- Mikhaïl Kobakhidzé (Tbilissi, 1939), dont "En chemin" (2001). Voir [URL : 2973]

- Nana Djordjadzé (Tbilissi, 1948), dont "Météoidiot" (2008) / Allemagne. Voir [URL : 2601]

- Dato Djanélidzé (Roustavi, 1958), dont "Le Château" (1990)

- Mikheïl Kalatozichvili (Tbilissi, 1959-2009), dont "Champ sauvage" (2008) / Russie

- Gueorgui Chenguélia (Moscou, 1960), dont "Dérapage non contrôlé" (2004)

- George Ovashvili (Tbilissi, 1963), dont "L'Autre rive" (France, 2010)

- Dover Kosachvili (Tbilissi, 1966), dont "Mariage tardif" (Israël, 2001)

- Nino Kirtadzé (Tbilissi, 1968), dont "Durakovo : le village des fous" (2007) / France. Voir [URL : 3358]

- Bakour Bakouradzé (Tbilissi, 1969), dont "Shultes Choultes" (2008)

- Nikolaï Khomeriki (Moscou, 1975) , dont "Nuit de toute une vie" (2010) / Russie

- Gela Babluani (Tbilissi, 1979), dont "13 Tzameti" (France , 2006) et "13 Thirteen" (Etats-Unis, 2010)

- Rusudan Chkonia (Tbilissi, 1978), dont "Keep Smiling" (Géorgie, France, Luxembourg, 2012). Voir [URL : 5049],

- Nana Ekvtimishvili (Tbilissi, 1978), dont "Eka et Natia, chronique d'une jeunesse géorgienne" (Géorgie, 2013). Voir [URL : 5048].