La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) pourrait s'ouvrir aux pays du Sud de la Méditerranée (2011)
2012-12-13

Vingt années d'activité



La Banque européenne pour la reconstruction et pour le développement (BERD) est créée à Londres, en 1991 (1). Elle a pour mission de faciliter la transition vers l'économie de marché des pays de l'ex-bloc soviétique, et de promouvoir la démocratie et la transparence. Elle a pour principe de fonctionnement, le financement d'investissements de projets -par des prêts ou des prises de participation- à partir d'emprunts contractés sur les marchés financiers internationaux.

Certains pays de l'ex-bloc soviétique réunissent incomplètement les conditions préalables à ses investissements : la Biélorussie, l'Ouzbékistan et le Turkménistan sont peu concernés.

A partir de 2004, elle diminue les prêts accordés aux entreprises des Etats d'Europe centrale et d'Europe orientale entrant dans l'Union européenne ; elle accentue son aide aux projets et aux entreprises des Etats des Balkans, ou de Russie, d'Ukraine et d'Asie centrale.

En 2008, elle accueille la Turquie.

En 2010, elle dégage 1,4 milliard d'euros de bénéfice.

Un bilan plutôt positif



Aujourd'hui, la BERD compte 63 actionnaires dont la Banque européenne d'investissement (BEI) -bras armé de l'Union européenne dans le domaine des investissements-, mais aussi quelques pays du Sud de la Méditerranée comme le Maroc et l'Egypte.

Des qualités indéniables sont reconnues aux équipes de la BERD, expertise dans les secteurs financiers, bancaires et comptables, expertise dans le domaine des entreprises (PME en particulier).

Un avenir vers le Sud



La situation des pays du Sud de la Méditerranée ressemblerait à celle des Etats post-soviétiques, oû la transition est loin d'être terminée.

Une modification des statuts est donc à l'ordre du jour, poussée par les Etats-Unis et par l'Union européenne (2), afin d'ouvrir son domaine de compétence géographique. L'Egypte est déjà sur les rangs, avec une demande de prêt de 700 millions d'euros pour son secteur privé.

Une assemblée générale, convoquée en mai 2011, devrait en décider.

Notes

:

(1) La BERD n'est pas une institution de l'Union européenne, bien qu'elle ait été créée à l'initiative de chefs d'Etats européens, dont François Mitterrand.

(2) A partir d'un "Partenariat pour la démocratie et la prospérité partagée" tourné vers la Méditerranée et établi par la Commission européenne le 8 mars 2011, le Conseil européen devrait formaliser une position favorable à cette nouvelle orientation pour la BERD.