Biélorussie : nouvelles atteintes aux droits de l'homme (avril 2011)
2012-02-27

L'analyse de l'association Viasna



Selon l'association Viasna, la plus importante association de défense des droits de l'homme biélorusse,

- des centaines de personnes ayant participé à la manifestation de protestation contre les conditions du déroulement du scrutin des élections présidentielles du 19 décembre 2010 auraient été identifiées par les opérateurs téléphoniques et auraient été arrêtées par la police,

- dans la nuit suivante, une dizaine de policiers aurait saisi les ordinateurs de l'association et arrêté huit de ses membres afin d'empêcher la proclamation d'un constat accablant,

- la police aurait ensuite engagé des perquisitions dans cinq bureaux régionaux de l'association, ainsi qu'au domicile et à la maison d'été du fondateur, Ales Bialiatski,

- au total la police aurait mené plus de 200 perquisitions dans le pays.

L'analyse de la FIDH



Selon la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH), les avocats défendant les personnes poursuivies font l'objet de pressions comme le retrait de licence.

Des peines de prison de trois ou quatre ans ont été prononcées, 38 personnes seraient déjà inculpées.

L'action de l'Union européenne



Le 21 mars 2011, l'Union européenne a décidé de porter à 176 personnes la liste des personnalités biélorusses interdites d'accès sur son territoire, juges, procureurs, fonctionnaires.

Au regard des opposants biélorusses, cette mesure semble insuffisante : l'arrêt des crédits à la Biélorussie et l'arrêt de l'achat de pétrole à Minsk leur semblent les seules mesures susceptibles de faire plier le président Loukachenko qui doit faire face à un déficit phénoménal du budget national.