Contigent géorgien pour l'Afghanistan (novembre 2009)
2011-08-06

par Eric Fournier

Vakhtang Sekhiniachvili alias Commandant Vania, figure de la Résistance en France et chevalier de la Légion d'Honneur, le prince Dimitri Amilakhvari, lieutenant colonel de la Légion Etrangère, tombé à el Alamein et, avec eux, les nombreux résistants et officiers issus de l'émigration géorgienne en France qui ont combattu aux côtés de nos compatriotes pour l'honneur des démocraties et la liberté, nous rappellent l'Histoire commune de nos deux pays.

Un nouvel épisode de cette Histoire va s'écrire : un peu plus de 170 militaires géorgiens parmi lesquels 8 femmes appartenant à la 2ème brigade de Senaki s'apprêtent en effet à partir pour l'Afghanistan. Ils vont ce mois-ci rejoindre les rangs du contingent français de la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité, fort d'un peu plus de 3000 hommes et femmes. Une mission importante les y attend : protéger le camp international de Warehouse à Kaboul sur lequel se trouve un important Etat major de l'OTAN et dont la France a la responsabilité.

Soldats géorgiens et soldats français se retrouvent à nouveau au coude à coude pour mener ensemble le combat contre le terrorisme et le totalitarisme. C'est un combat qui engage les Démocraties et, en nous confiant ses filles et ses fils, la Géorgie fait un geste fort. Un geste d'une portée stratégique, au moment où une partie de l'opinion, tant en Europe qu'en Amérique, s'interroge sur l'avenir de l'engagement des contingents occidentaux en Afghanistan.

Un geste fort car le combat est difficile et demande courage et ténacité. Mais il s'agit aussi et peut être surtout du combat pour le développement et la reconstruction d'un pays meurtri par plusieurs décennies de guerre. C'est un combat qui doit être mené pour et avec la population afghane, finalement le véritable enjeu de notre engagement. On le voit, la solution ne peut être uniquement militaire. Elle exige humilité, patience et pragmatisme. Ces leçons afghanes ne s'appliquent d'ailleurs elles pas à d'autres crises ?

Je souhaite bon vent aux militaires géorgiens. Leurs futurs compagnons d'armes français les attendent avec impatience. Ils feront du bon travail, ensemble, au "Royaume de l'insolence".



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