Discours de M. Claude Parmentier, adjoint au Maire, lors des cérémonies de dévolution du Château de Leuville (mai 2011)
2012-12-06

Discours prononcé le 23 Mai 2011 par le Professeur Claude Parmentier, adjoint au Maire de Leuville-sur-Orge, à l'occasion de la signature du mémorandum de dévolution de la résidence d'exil de la 1ère République de Géorgie à l'Etat géorgien

Monsieur le Ministre Davitaia, Monsieur l'Ambassadeur Kudava, Monsieur le Ministre Conseiller Javakhichvili, Monsieur l'Attaché de Défense. Mesdames, Messieurs.

Permettez-moi, tout d'abord, de saluer Madame Nathela Jordania. La douceur de Nathela associée à l'énergie de Jordania ont sculpté cette attachante personnalité qui enjolive les relations franco-géorgiennes à Leuville-sur-Orge. De plus Nathela a su transmettre ce talent à sa fille Irène Tzitzichvili, gérante de la Société civile immobilière du Château et à qui je présente, aujourd'hui, ma respectueuse affection.

Mon amie la Géorgie a survécu à toutes les agressions depuis le tsar jusqu'à l'URSS dominatrice et cruelle. C'est en grande partie par le courage de la République démocratique de Géorgie et de son gouvernement exilé au château de Leuville-sur-Orge que la nation géorgienne a su dire non à l'oppression. C'est là un honneur que les Leuvillois sont fiers de partager.

J'ai eu la joie profonde d'être reçu par les Géorgiens, en compagnie de Daniel Esprin, Maire de Leuville-sur-Orge, que je dois aujourd'hui excuser auprès de vous. Nous avons, tous les deux, éprouvé le charme de votre population, la chaleur amicale des hommes, l'accueil attentif et lumineux des femmes, l'hospitalité et l'originalité de votre civilisation. Vos paysages et vos monuments ont été pour nous un choc esthétique. Les horizons caucasiens, comme jaillis du sol vers les nuages traversent encore notre mémoire. Il faut absolument préserver ces trésors et leur trouver la place qu'ils méritent dans l'Union Européenne.

De telles perspectives impliquent un cheminement dans l'unité. Les inévitables courants qui traversent les peuples sont un obstacle à une évolution sereine. La démarche du mémorandum que vous accomplissez aujourd'hui est, dans cette optique, particulièrement intelligente.Un centre culturel au château est, en effet, une perspective prometteuse. Permettez-moi, cependant, d'insister sur le fait qu'il doit, pour être fécond, s'appuyer sur une relation franco-géorgienne étroite.

Avant l'arrivée de votre gouvernement, cet élégant pavillon de chasse avait vécu une longue histoire d'où émergent des noms, tels ceux des Olivier et des Noailles. Je me fais l'avocat de notre Maire pour que l'intitulé de certains lieux leur fasse honneur. La présence de Monsieur de Lacépède, pendant la révolution française, nous paraît devoir être particulièrement soulignée. Aussi, seront réalisées les conditions d'une collaboration fructueuse, esthétique, sociale et culturelle.

Monsieur le Ministre, amis géorgiens, vous êtes sur le chemin de la juste pensée. Continuez, je vous en prie, à cultiver les plus nobles racines de votre histoire. Ce sera le meilleur garant d'un avenir rayonnant.


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