La vie associative progresse timidement en Bosnie-Herzégovine (2003)
2013-01-15

La vie associative progresse timidement en Bosnie-Herzégovine



D'après les données du Conseil international des organisations nongouvernementales, il y aurait 359 ONG sur le territoire de Bosnie Herzégovine (BH). Cette forme d'association de citoyens a été établie pendant la guerre sur le territoire de la Fédération de BH, mais en Republika Srpska (RS), les premières ONG n'ont été enregistrées que pendant la seconde moitié de 1996.

Actuellement, il existe 184 ONG en RS : 134 à l'ouest et 50 seulement à l'est, qui n'ont commencé à fonctionner qu'à la fin de 1998 ou au début de cette année.
La base juridique de l'enregistrement des ONG est différente dans les deux entités. Une nouvelle loi est entrée en vigueur dans la Fédération de BH, alors que c'est celle de l'ancienne Yougoslavie qui est encore en vigueur en RS.

Le Forum des ONG de Banja Luka rassemble trente ONG locales. Selon son coordinateur, Mira Makivic, son but est de fournir à ses membres une assistance juridique spécialisée gratuite, de faciliter les contacts avec le gouvernement et les média, de stimuler le développement des ONG et de favoriser leurs contacts avec des donateurs.

La coopération entre les ONG des deux entités est encore sporadique et se manifeste rarement par des actions communes. Elle s'effectue principalement sous le patronage de représentants de la communauté internationale et elles se résument à un échange d'expériences. Bien que la liberté de circulation soit devenue normale depuis deux ans, le zèle manifesté en faveur d'une coopération entre les entités, même par le biais de tables rondes et d'ateliers, a beaucoup diminué. Une exception notable : le Parlement alternatif des citoyens (GAP), créé à Tuzla en 1996, a essayé de rassembler le secteur non gouvernemental de B-H, ou du moins la partie de celui-ci engagée dans le développement et la promotion de la société civile dans le pays .

Les ONG sont financées par des ONG, notamment des Etats-Unis - en particulier l'Agence américaine pour le développement, USAID - du Canada et de quelques pays d'Europe occidentale.



D'après l'article de Gordana Katana à Banja Luka (AIM, 22 septembre 1999, transmis par le Courrier des Balkans, traduction Cécile Fisler).