Géorgie, Russie et France : Goudji Amachoukéli, orfèvre
2013-04-02

dit Goudji

Goudji Amachoukéli est né à Borjomi, en Géorgie, le 6 juillet 1941. Il passe sa jeunesse à Batoumi, entre sa mère, professeur de sciences naturelles, son père, médecin des hôpitaux, et auprès d'un frère aîné.

Les études artistiques



De 1958 à 1962, il étudie à l'Académie des Beaux-Arts de Tbilissi, en section sculpture. Choukhaeiev, peintre russe de l'Ecole de Paris dans la France des années vingt-trente, lui enseigne le dessin.

En 1964, Goudji s'établit à Moscou. Il y devient le plus jeune membre jamais admis de l'Union des artistes de l'URSS.

La pression soviétique et l'exil



En 1969, il épouse Katherine Barsacq (1),membre du personnel de l'ambassade de France à Moscou, fille du metteur en scène et directeur du Théâtre de l'Atelier à Paris et petite nièce de Léon Bakst, décorateur de Diaghilev et de ses Ballets russes. Dès lors, les autorités lui refusent tout travail.

En 1974, après cinq années de démarches incessantes et l'intervention personnelle du Président de la République Georges Pompidou, il parvient à quitter, pour la première fois de sa vie et à jamais, l'URSS. Il s'installe à Paris.

La naissance d'un orfèvre



Il s'attaque aux métaux précieux, activité formellement interdite dans son pays d'origine, selon une technique très personnelle qu'il s'invente au fil des ans. Il forge ses outils lui-même au fur et à mesure de ses besoins et donne forme à ses créations au marteau, à partir d'une simple feuille de métal : chacune de ses créations doit être unique, non reproduisible , et doit sortir de ses propres mains.

Lex expositions



Les expositions se multiplient
- à partir de 1975, dans les galeries d'art en France, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, au Luxembourg et en Suisse,
- à partir de 1976, dans les foires internationales en France, en Belgique, aux Etats-Unis, aux Pays-Bas, en Suisse et en Suède,
- à partir de 1977, dans les musées France, en Allemagne, en Belgique, aux Etats-Unis et au Japon,

Les oeuvres liturgiques



Ses oeuvres liturgiqu es ont ètè créées pour de multiples lieux de culte,
- Cathédrale Notre Dame de Paris,
- Cathédrale Notre Dame de Chartres,
- Chapelle de Ronchamp,
- Abbaye Saint Maurice - Clervaux (Luxembourg),
- Abbaye Notre Dame de Triors,
- Abbaye de Sept-Fons,
- Abbatiale Saint Philibert de Tournus,
- Sacristie pontificale (Cité du Vatican),
- Trinité de Vendôme,
- Grande Trappe de Soligny,
- Saint Pierre de Champagne-sur-Rhône,
- Cathédrale d'Angers,
- Ecole du Père Brottier de Blois,
- Lourdes,
- Cathédrale de Cahors,
_ Cathédrale de Cambrai,
- Notre-Dame de Belleville-en-Beaujolais,
- Eglise du Christ Roi à Fribourg (Suisse),
- San Giovanni Rotondo de Foggia (Italie),
- Monastère Notre Dame de Novy Dvur (République tchèque),
- Collégiale Saint Liphard de Meung-sur-Loire,
- Cathédrale Notre Dame du Puy-en-Velay,
- Saint Jean de Montmartre,
- Basilique Sainte Clotilde de Paris,
- Cathédrale de Blois,
- Cathédrale Saint Pierre de Saint Flour.

Les épées d'académiciens



Treize académiciens lui ont confié la création de leur épée, Félicien Marceau, Robert Turcan, Hélène Carrère d'Encausse, Jean Cluzel, Jacques Boré, Maurice Allais, Paul Bernard, Gilbert Dragon, Bernard Destremeau, Raymond Barre, Bertrand Collomb, Zao Wou-Ki, Christian Poncelet.

Les collections



Enfin ses oeuvres figurent dans de multipoles collections publiques et privées à travers le monde.

De multiples prix et distinctions



Il est, en particulier, chevalier de la Légion d'Honneur (2008).

Note

: (1) Katherine et Goudji Amachoukéli auront une fille, Marie. Cette dernière, cinéaste, se verra décerner en 2010 le César du meilleur court métrage pour l'oeuvre qu'elle a co-réliséé avec Claire Burger, "C'est gratuit pour les filles".

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Source : site [URL : http://www.goudji.com/]